Closing Time…

Closing Time

Peut-être parce que le mois de septembre est sous le signe de la rentrée (la télévisuelle étant celle qui m’intéresse), mais j’ai le sentiment qu’il est temps que je mette un terme à la valse qui se joue entre moi et ce blog depuis trop longtemps.

Moi et les blogs avons une histoire d’amour et de haine assez forte, mais une chose est sûre : je n’aime pas laisser les choses en suspens quand cela n’apporte rien. Si j’ai toujours supprimé mes blogs par le passé est parce qu’en terme d’archives, je ne voyais pas l’intérêt de garder et que je n’aime pas polluer le web (c’est suffisamment polluer comme cela). Je le fais autant, car j’aime me débarrasser de choses pas belles que j’ai pu faire, mais aussi car je ne pense pas avoir construit quelque chose qui mérite d’être préservée (je suis comme ça).

Cela fait des années maintenant que je vais et viens et je mentirais en affirmant à 100% que cette danse est finie. Mais, en attendant, je pense qu’il est temps de clôturer celle-ci officiellement. Je revenais de façon plutôt aléatoire, avec l’espoir de possiblement revenir de façon moins aléatoire, mais sans que cela ne se produise.

Donc, aux quelques âmes qui sont passées dans le coin, merci d’avoir lu en silence ou avec commentaires, et je vous donne rendez-vous ailleurs sur le web, au détour d’un site, on finit toujours par se retrouver…

A l’abordage ! (Black Sails)

Black Sails
Black Sails
Source : pirate-wanted.com

Malgré mon échec à terminer la lecture de « L’île au Trésor » (un jour, qui sait ?), je ne suis pas inconnue à l’univers de Robert Louis Stevenson, aimant bien les histoires de pirates. Plus d’une adaptation est donc passée sur ma télévision, sans compter d’autres œuvres qui ont exploré cet univers. C’est le cas, en partie, de Black Sails, série de Starz composée à ce jour d’une courte première saison (8 épisodes) diffusée en début d’année. L’histoire se passe donc avant que Jim Hawkins ne rencontre le fameux Long John Silver. Ici, nous sommes deux décennies avant les évènements du roman, durant l’âge d’or de la piraterie. Mélange de personnages fictifs et historiques, avec le Captain Flint à la recherche du Urca de Lima, Galion espagnol.

Si on passe au départ beaucoup de temps le pied à terre, Black Sails finit par trouver un excellent équilibre entre ses discussions « politiques » et son sens de l’aventure. Captain Flint (Toby Stephens est excellent) n’est pas à l’abri d’une mutinerie, John Silver ne déçoit pas avec son excellent instinct de survie, le Captain Vane devient étrangement fascinant, et les femmes (plus que présentes) travaillent dur pour réaliser leurs ambitions. Pour ne rien gâcher, les scènes de bateau se révèlent vraiment exaltantes.

La série sera de retour en 2015 pour une saison 2 un chouia plus longue (10 épisodes) et avec l’ajout de Ruper Penry-Jones au casting – tout ceci ne me déplaisant aucunement, vous l’avez deviné.

Retour sur ma découverte du cinéma de Hayao Miyazaki

Hayao Miyazaki

Fin 2013, je me lançais dans une rétrospective du réalisateur Hayao Miyazaki que j’ai récemment achevée. Peu familière avec le cinéma (ou la culture) japonaise, quelques films tout de même à mon actif et un seul animé du réalisateur au compteur à ce moment-là, je partais donc dans une nouvelle exploration.

Le cinéma de Hayao Miyazaki est plein d’idées, de rêves éveillés, de poésie d’où ressort un véritable combat pour la protection de la planète, des analyses sur la nature violente de l’homme, sur la guerre et surtout sur son impact sur l’espèce humaine et sur l’art. Les années passant, il est clair que la vision du réalisateur s’est quelque peu noircie, bien qu’il ne s’est jamais dépareillé d’une certaine approche optimiste.

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[Vente] Game of Thrones et Nord et Sud

Régulièrement, je fais le tour des mes biens pour me débarrasser d’affaires. Des fois je me dis que je devrais y aller de façon plus franche, mais je suis malheureusement moins douée que je le voudrais à trier/jeter/donner/revendre ce qui prend la poussière. Je m’entraine. Quoi qu’il en soit, je me suis dit que j’aurais peut-être un public (qui sait ?) pour quelques objets dans le coin. Autant les proposer ici avant d’aller les mettre à vendre ailleurs. Cette sélection comprend deux séries :

Game of Thrones saison 1 en Blu-ray

Il y a très longtemps, à une époque oubliée, une force a détruit l’équilibre des saisons. Dans un pays où l’été peut durer plusieurs années et l’hiver toute une vie, des forces sinistres et surnaturelles se pressent aux portes du Royaume des Sept Couronnes. La confrérie de la Garde de Nuit, protégeant le Royaume de toute créature pouvant provenir d’au-delà du Mur protecteur, n’a plus les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de tous. Après un été de dix années, un hiver rigoureux s’abat sur le Royaume avec la promesse d’un avenir des plus sombres. Pendant ce temps, complots et rivalités se jouent sur le continent pour s’emparer du Trône de Fer, symbole du pouvoir absolu…

Sûrement déjà en possession de tous les fans de la série, mais qui sait ? Après tout, il y a des tas de shows que je n’ai pas et que j’aimerais avoir. Il n’y a plus le film de protection autour mais il est en très bon état (oserais-je dire comme neuf ? je ne le dis jamais), vu que je n’ai jamais mis une galette dans le lecteur. N’hésitez pas à demander si vous voulez des photos.

Nord et Sud [Vendu]

L’Angleterre du XIXe siècle est divisée en deux : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Après un séjour à Londres, la belle Margaret Hale regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord, Milton. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, le ténébreux John Thornton.  

Comme Game of Thrones, il n’y a plus le film de protection, mais il n’a jamais été mis dans le lecteur. J’ai en ma possession le DVD Zone 2 UK, c’est donc une sorte de doublon pour moi. (je ne cracherais pas sur une version Blu-ray de cette mini-série soit dit en passant). N’hésitez pas à demander si vous voulez des photos.

Dans les deux cas, je suis ouverte à toute proposition de prix (signaler si c’est avec ou sans les FDP). Vous pouvez laisser un commentaire si vous êtes intéressés ou m’écrire.

Jeremiah Johnson, Le Mangeur de foie

jeremiah-johnson-livreAuteur:
Raymond W. Thorp & Robert Bunker
Broché:
288 pages
Editeur :
ANACHARSIS (14 mai 2014)
Collection :
Famagouste
Langue :
Français

 

 

Attention, la critique révèle des informations sur le film Jeremiah Johnson. Ce bout de l’histoire du personnage est signifié dans le résumé du livre, mais pour tout ceux qui ne connaitrait pas déjà et  tienne à ne vraiment rien savoir du tout, il est préférable de ne pas lire le second paragraphe.

Publié pour la première fois en 1957-58, Jeremiah Johnson : Le Mangeur de foie est l’œuvre de deux hommes. Raymond W. Thorp sera celui qui aura collecté les informations à travers les multiples témoignages qu’il put récolter. Robert Bunker fut celui qui écrit l’ouvrage, donnant ainsi corps aux données rapportées par Thorp pour dresser un portrait de Jeremiah Johnson.

Pour autant, dire que le livre est au sujet de ce dernier ne serait pas complètement exact. Il faut dire aussi qu’avec une première préface et un avant-propos, on prend bien le soin de nous signifier que le livre ne retranscrit pas une histoire authentique. La partie du récit la plus connue est celle est au cœur du film de Sydney Pollack avec Robert Redford (sur la couverture !) au sein duquel Johnson tuera des indiens Crows pour se venger de la mort de sa femme. Il le fera aussi dans le livre, si ce n’est que dans la réalité, Johnson n’avait rien contre les Crows (et beaucoup plus contre les Sioux).

Jeremiah Johnson : Le mangeur de foie n’est donc pas à proprement parler l’histoire d’un homme, mais une fenêtre sur une légende et sur le folklore américain. Si les faits ne sont pas tous exacts, le récit emporte définitivement auprès des Montagnards, au cœur de la nature où la violence était omniprésente.

Johnson aura donc laissé un monde derrière lui pour rejoindre un autre, dans les montagnes rocheuses au milieu du XIXe siècle, où il deviendra trappeur. Ces hommes survivent saison après saison, alimentant eux-mêmes leurs propres mythes par moment, faisant couler le sang à de multiples reprises, cohabitant avec les Indiens…

Les détails manquent parfois, les évènements ne s’enchainent pas toujours avec fluidité et le livre, alors que la vie de Johnson progresse, perd en même temps un peu de son rythme. Il n’en reste pas moins la vie d’un homme fascinant et une ouverture sur une époque différente, une histoire qui entraine au coin d’un feu de camp, avec l’odeur de la viande et le craquement de la nature…

Merci à Babelio et à ANACHARSIS pour cet ouvrage.

Le sourire de Rose

Le Sourire de Rose de  Sacha GoergAuteur et dessinateur :
Sacha Goerg
Relié:
101 pages
Editeur :
Casterman (28 mai 2014)
Collection :
Professseur Cyclope
Langue :
Français

 

 

Après une publication en numérique au sein du Webzine Professeur Cyclope, Le Sourire de Rose de Sacha Goerg est maintenant disponible en album cartonné. Pour assurer la meilleure transition entre les deux formats, l’auteur a par ailleurs retravaillé son œuvre en conséquence, une initiative qui mérite plus que d’être souligné.

Le sourire de rose nous raconte la rencontre entre Desmond, père un peu paumé face à une ex décidé à lui retirer petit à petit son fils, et Rose, mystérieuse cleptomane en danger. De là découle une histoire qui mélange romance et thriller sans pour autant s’enfoncer dans les recoins de l’intrigue ou de la psyché humaine.

Avec deux protagonistes simplistes mais tout de même touchants, Goerg se retrouve à embrasser le classicisme de son récit et ne parvient à exposer une réelle personnalité qu’à travers la mise en couleur en aquarelle, qui est une très belle réussite. Cette dernière confère une atmosphère palpable à l’histoire, alors que certains dessins auraient pu sans doute se voir plus peaufiner parfois. Certaines cases sont définitivement là pour cultiver l’ambiance, mais l’effet est en réalité limité, car l’histoire manque de profondeur et les personnages ne sont pas suffisamment fouillés pour permettre à cette aventure de prendre son envol.

Le Sourire de Rose est une plaisante lecture grâce principalement à des personnages qui prennent corps à travers l’aquarelle. L’intrigue, cependant, est bien trop simpliste et oubliable.

Merci à Babelio et aux éditions Casterman pour cette bande-dessinée.