Fight Club, de Chuck Palahniuk

Mon premier livre de l’année est donc : Fight Club, de Chuck Palahniuk. Pour tout dire (tant qu’on y est), je l’ai reçu en cadeau à Noël et je l’ai donc commencé avant 2011, mais je l’ai terminé en ce début d’année.

Quoi qu’il en soit, la particularité de Fight Club – en dehors du fait qu’on ne parle pas du Fight Club – est qu’il y a un film au titre éponyme et que ce dernier a fait la notoriété de l’œuvre. C’est un de mes longs-métrages préférés, et l’histoire en elle-même aborde des thématiques qui me sont chères.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Fight Club, c’est l’histoire du narrateur dans un building prêt à exploser. Flashback, le narrateur est un homme perdu dans ses voyages en avion, ne trouvant plus le sommeil et étant fatigué. Il finira par trouver comment dormir en se rendant à différents groupes d’entraide, mais sa routine va se voir perturber par Marla Singer, faisant comme lui. C’est alors qu’au cours d’un de ces voyages, il rencontre Tyler Durden, un homme qui sait beaucoup de choses, qui le pousse à redéfinir son existence et surtout le créateur du fight club, un lieu où des hommes se rencontrent pour se frapper dessus …

Fight Club est une histoire sur notre société, sur la connexion entre les gens, sur l’amour, sur le consumérisme. L’ensemble ne s’enquiquine pas avec les détails, le style de Palahniuk étant rythmé et épuré. Écrit à la première personne, c’est un peu comme être dans la tête du narrateur, qui ne prend bien évidemment pas le temps de décrire de long en large et en travers l’univers qui l’entoure.

Ce que j’aime dans l’histoire, c’est que le narrateur est un type ordinaire, ce dont on ne peut pas réellement qualifier Marla (l’énumération de ses ex en dit long sur le fait que ce n’est pas une femme qu’on croise à tous les carrefours !), ou Tyler Durden (c’est le genre de noms qu’on aimerait avoir pensé soi-même tellement il sonne bien). Il est facile de connecter avec lui, autant qu’il l’est de s’attacher à Marla malgré son comportement parfois extravagant et d’être impressionné par Tyler et de saisir pourquoi le narrateur cherche tant cette connexion avec lui quand il a le sentiment d’être repoussé (avec l’absence de contact).

La faute au film sans doute possible, Fight Club le livre ne va pas bouleverser mon univers (je tends à penser que le film est d’ailleurs plus fort, mais c’est un avis tout à fait personnel), par contre, c’est un de ses ouvrages avec un style narratif que je côtoie peu et j’aime bien ce genre de choses, lire des livres qui sortent un peu des chantiers. Fight Club (histoire et écriture) rentre bien dans cette catégorie.

J’ai lu le livre en VO, l’édition qu’on m’a offerte possède un afterword de l’auteur (j’aime ce genre de petites choses). Le livre est bien entendu disponible en français.

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