Daredevil : la main du diable (tome 21)

Après Bendis et Brubaker, c’est au tour de Giggle de prendre les commandes de Daredevil, héritant de la série à un moment franchement compliqué. L’histoire devient de plus en plus pesante et oppressante pour l’homme sans peur.

Qu’importe, car les uns après les autres, les auteurs relèvent le défi, décidé à faire de Matt Murdock un homme à la conscience à la fois meurtri et sans appel. La route qu’il emprunte ici se révèle clairement dangereuse, car il est maintenant à la tête de la Main. Si on passe les quelques twists de débuts servant à nous révéler ce que veut réellement achever Daredevil avec La Main, la suite se charge de mettre en perspective les intentions de tout le monde, et ce n’est pas très joli.

Daredevil veut donc nettoyer sa ville et son quartier, où la corruption règne. Entre le maire Jameson et l’histoire Harry Osborn, je dois quand même avouer avoir eu une sensation totalement surréaliste. Quoi qu’il en soit, New York est un chantier pour super-héros, mais Matt Murdock opère sous terre maintenant, ce qui n’empêche aucunement Foggy ou Dakota d’être des dommages collatéraux de ces actions – même s’il a voulu éviter cela avec cet éloignement.

Matt Murdock reste un personnage intense, mais qui a le mérite au sein de ce tome de ne pas avoir le temps de s’apitoyer sur sa personne (s’il ne le faisait pas au moins une fois, il faut avouer que cela ne serait pas naturel !), ce qui ne change rien au fait qu’il est toujours à moitié aveuglé par ce qu’il veut accomplir (sans sale jeux de mots pourris, j’aurais honte de moi si je faisais une chose pareille). En fait, ce que Diggle a très bien cerné, c’est que ceux dans la partie ont totalement conscience de ce qui anime Daredevil, ce qui le rend assez manipulable. Enfin, il ne faudrait quand même pas trop le sous-estimer, mais comme tout le monde ou presque joue double jeu et qu’il y a en plus un soupçon de magie dans l’histoire, on est servi.

Diggle délivre donc une histoire qui joue énormément sur la corde de la manipulation, où tout le monde a son plan et ses techniques pour le mener à bien. En bout de route, il faut avouer que ce tome a un petit goût de mise en place des joueurs, et de Murdock à la tête de La Main, mais l’histoire parvient à délivrer pour dépasser ce statut. Cela donne un bon tome en somme.

Daredevil, Tome 21 : La main du diable de Andy Diggle, Antony Johnston, Roberto De la Torre et Marco Checchetto. Publié chez Marvel Panini France  / 200 pages.

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