La fiction, véhicule à curiosité vers la réalité

Mr Whicher a des soupçons ...

Hier soir, j’ai regardé The Suspicions of Mr. Whicher, qui est une adaptation du roman de Kate Summerscale, lui-même basé sur une histoire vraie.

Avant toute chose, The Suspicions of Mr Whicher prend place en 1860 et se penche sur le meurtre de Saville Kent, 3 ans. Devant l’incapacité de la police locale à résoudre l’affaire, la police londonienne envoie Mr. Whicher mener l’enquête dans le village. Il suffit de faire un peu de recherches sur Google pour constater que l’affaire n’est pas totalement anodine (Constance Kent dispose de sa page Wikipedia) et que Summerscale a donc mené sa propre enquête et que son livre est le fruit de ses recherches et des déductions.

Avant de regarder l’œuvre, je n’étais ni familière avec l’histoire, ni avec le roman de Summerscale. À vrai dire, je me suis récemment demandé pourquoi je ne lisais pas plus ce genre de romans vu mon penchant pour les histoires vraies au cinéma – mais ceci est un sujet pour un autre jour, j’imagine. Le drama se révèle donc bien fait, malgré des limitations de budget évidentes. Seulement, il serait mentir qu’avec n’est pas venu un certain nombre de questions. Cette adaptation était plutôt attendue et elle a reçu un accueil positif. J’avoue que tout ceci a suscité ma curiosité et le visionnage tout autant. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il me manque quelque chose. Que derrière ce que j’ai vu, il y avait des sous entendus que je n’ai pas cernés . Que l’histoire est plus compliquée que je le crois, que les silences et les changements de témoignages ont une valeur. Qu’aussi bien que soit The Suspicions of Mr Whicher, les 1h30 accordés étaient insuffisantes pour dresser un portrait plus complexe de la famille et des relations qu’ils entretenaient (entre eux ou leur place dans le village).

Ce n’est pas la première fois qu’après le visionnage d’une œuvre, j’ai envie de mettre le nez dans le livre ou que je pars sur internet à la recherche d’un peu d’informations. Je ne serais sûrement jamais véritablement entrée en contact avec cette histoire si elle n’avait pas trouvé sa route vers mon écran, un phénomène qui n’est pas rare.

Il parait que Jonathan Rhys Meyers ne ressemble pas à Henri VIII. J'en suis toute chamboulée !

Récemment, j’ai reçu l’e-mail d’une amie qui me disait lire le livre « L’héritage Boleyn ». Une lecture entrainée par son visionnage de The Tudors. Elle ne semble pas en avoir terminé avec Henri VIII, car elle prévoit de revoir la série dans sa version originale, mais d’un peu plus se renseigner sur l’histoire avant de passer à l’acte. Le comble de cette sympathique anecdote se trouve maintenant : elle a fait des études d’histoire ! C’est pendant cette période là que nous nous sommes rencontrés, mais si j’avais un fort penchant pour la période moderne (qui rentrait ainsi en concurrence avec la Romaine), je suis incapable de dire qu’elle était sa période préférée. Il  n’empêche, c’est une série télévisée qui lui a réellement donné envie de s’investir dans le sujet – un phénomène que je comprends bien – ce qu’aucun cours n’a réussi à faire (cela, j’en suis quasi sûre).

L’art sous toutes ses formes est rempli d’œuvres qui peuvent nous entrainer sur les routes d’un savoir différent. Regarder Mad Men est une porte ouverte sur l’Amérique des années 60 (le perfectionnisme de son créateur Matthew Weiner aidant beaucoup), suivre The Borgias en est une autre. Pour quitter temporairement le domaine de la télévision, mettre le nez dans un roman de Jane Austen reste une valeur sûre pour se plonger dans la société de son époque – et pourquoi pas, se diriger ensuite vers des livres qui fournissent des informations supplémentaires et explique encore plus les codes d’un autre siècle. La photographie, la peinture ou la musique restent des machines à voyager dans le temps et une source de savoir. L’art est le reflet de la société dans laquelle il voit le jour – celui d’hier et d’aujourd’hui.

J’admets un penchant prononcé pour la fiction qui sait très bien servir l’Histoire. Mélange de savoir, d’interprétation et de divertissement, ce sont d’anciennes histoires qui sont racontées différemment et qui illustre à la fois le passé et notre façon de concevoir le monde. Elles ont ainsi la possibilité de pouvoir susciter une curiosité que d’autres n’ont pas su animer.

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2 réflexions sur “La fiction, véhicule à curiosité vers la réalité

  1. Je ne savais pas qu’il existait une adaptation de ce livre, dévoré et adoré.
    Les faits sont complexes, il y a eu de nombreux de changements dans les dépositions et l’ensemble n’est pas aussi clair qu’il peut le sembler. Néanmoins, le coupable semble être le bon, il me semble.

    Ce fait divers est réllement passionnant, tant par son horreur que par cette enquête partie dans tous les sens, les inspecteurs et conséquences sur la façon d’enquêter par la suite.

    • Je dois bien dire que le livre me branche bien après le visionnage, il faudrait que je le marque dans un coin. L’adaptation est récente, si tu as l’opportunité de la voir, je serais bien curieuse de connaitre ton avis.

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