Alter Ego : Camille

Grâce à Babelio et l’excellente initiative d’un premier Masse critique bande dessinée, me voilà à lire Alter Ego : Camille, un tome qui fait appartient à une série qui se veut donc conceptuelle, comme le marché de la BD en développe ces dernières années.

Alter Ego est ainsi composée de 6 tomes (3 sont déjà sortis) qui peuvent en toute logique se lire dans n’importe quel ordre. Je verrais si j’ai la possibilité de tester cela, car je ne dirais pas que Camille donne véritablement la sensation que cela soit le cas.

En fait, à la fin de la lecture, il apparaît que Camille raconte donc un bout d’une grande histoire, où l’on doit pouvoir lire chaque partie indépendamment, mais pour tout saisir, j’imagine que lire l’ensemble est une nécessité. Camille soulève avant tout beaucoup de questions.

La destinée de la jeune femme prend un tournant quand sa mère, une scientifique reconnue, décède. La voilà alors à dilapider l’argent de l’héritage en voyages pour tenter de comprendre ce que sa mère lui a laissé – et peut-être découvrir qui est son père. En tout cas, elle se rend en Afrique pour donner une lettre à un homme que sa mère n’avait jamais rencontré. C’est ce qui va finalement servir à nous introduire dans une histoire d’expériences autour de jumeaux qui évolue en une découverte plus importante. Il faut reconnaître que la petite discussion explicative n’est pas la scène la plus réussie ni la mieux introduite du récit, mais c’est approximativement à partir de là que les enjeux commencent à prendre forme.

La mise en place n’en est pas pour autant mauvaise et pas mal de questions sont soulevées dans la seconde partie du récit qui a l’avantage de ne pas perdre de temps.

Il y a un côté vieille bande dessinée dans les dessins, surtout dans les traits des visages des protagonistes. Je n’ai rien contre, car c’est clair, même si j’avoue que cela a par moment attiré mon attention plus que cela n’aurait dû.

Quoi qu’il en soit, je ne peux pas trop m’arrêter pour le moment sur le concept même d’Alter Ego. Je perçois avant tout Camille comme le tome qui aura posé des questions pour attiser ma curiosité. C’est fluide et suffisamment accrocheur pour donner envie d’en savoir plus. Les autres tomes ont donc clairement pour tâche d’épaissir le récit et de lui fournir sa valeur.
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Alter Ego : Camille de Renders, Lapière, Reynès, Benéteau. Édité aux Editions Dupuis.

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