(Re)lire Powers #2 : Warren Ellis / Roleplay

Avant de repartir sur une story-arc complète, Powers offre une petite histoire dans laquelle Christian Walker doit rouler avec Warren Ellis, auteur de graphic novel, qui fait des recherches. Vous savez, l’auteur de The Authority, Transmetropolitan … Il prépare donc Powers dans le cas présent, et il parle tout le temps. Ce n’est pas très long, mais il faut reconnaître que c’est bourré d’humour et d’ironie.

Enfin, je ne m’attarde pas trop dessus, car elle est courte et que les choses sérieuses reprennent rapidement avec Roleplay. Walker et Pilgrim sont donc appelés sur les lieux d’un crime où ils retrouvent un jeune habillé en Diamond. Rapidement, d’autres corps d’étudiants viennent s’ajouter à la liste pour compliquer l’affaire.

J’ai toujours pensé que Roleplay avait été en partie développé à ce stade pour mieux définir les frontières (ou les élargir) du travail de Walker et Pilgrim. En tout cas, elle est stratégiquement placée dans la série. Quand on pense Powers, on pense super-héros. Dans le cas présent, les morts n’ont pas de pouvoirs, mais la police a finalement décidé de les appeler parce qu’il y a les costumes – et que c’est donc intrinsèquement lié à ce que fait la brigade. D’ailleurs, porter le costume est illégal pour ces jeunes qui le font quand même.

Quoi qu’il en soit, mes souvenirs de cette intrigue était moins vifs que ceux de Retro Girl, dans le sens où je ne me rappelais plus du responsable et que j’avais oublié pas mal de détails, dont le coup des sauteurs inter-dimensionnels, tout droit sorti de nulle part.

Walker et Pilgrim ont déjà une grosse affaire derrière eux, donc Roleplay permet finalement de bien roder le duo qui est beaucoup plus naturel et de commencer à jouer avec la personnalité de Deena – tout en installant à la toute fin une vie privée qui ne parait clairement pas reluisante. Cela sera légèrement développé par la suite, vu qu’il n’y a qu’un entr’aperçu dans le cas présent. En tout cas, elle va accidentellement créer des problèmes avec le mafieux Johnny Royale, rencontré dans Retro Girl. J’adore ce passage, ne serait-ce que pour la surprise qu’il suscite. C’est le genre d’idées et mises en scène qui sont habiles, pleines de spontanéité et qu’on ne voit pas forcément venir, surtout quand on est dans les débuts d’une série.

Le coup avec Johnny Royale reste presque, malgré le fait qu’il n’a pas grand-chose à voir avec l’histoire, l’évènement le plus important, car l’intrigue en elle-même se montre très linéaire et ne contient pas vraiment de retournements de situations ou de révélations. Cela participe à enrichir l’univers des Powers. L’histoire s’arrête ici sur le mystérieux Pulp, ce qui met de nouveau en perspective le peu qu’ils savent vraiment des Powers.

Pour terminer, Roleplay est un bon tome de Powers sur lequel il n’y a pas grand-chose à redire. Il ne possède pas encore la richesse que certaines autres intrigues auront, mais il pose bien son intrigue, ne pousse pas trop loin l’univers du jeu de rôle, ce qui fait qu’il conserve sa crédibilité, et les personnages et l’ambiance sont bien exploités.

# Les différentes éditions de Powers : Warren Ellis / Roleplay

En France :
– Powers #2 chez Semic – n’est plus édité. Trouvable sur le marché de l’occasion.

Aux États-Unis :
Powers 2 : Roleplay Chez Marvel Comics ressort dans une nouvelle édition en septembre 2011.
– Warren Ellis et Roleplay se trouvent aussi dans l’édition Powers: The Definitive Hardcover Collection Vol. 1 (avec l’histoire Who Killed Retro Girl ?).

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