Le Cas Jack Spark – Saison 1. Eté Mutant

613 pages plus tard, me voilà donc tout juste sortie (ou presque, je l’ai fini hier soir) de ma lecture du premier tome de Le Cas Jack Spark.

Ce roman de Victor Dixen, mi-français mi danois, comme il est indiqué sur la quatrième de couverture se concentre sur Jack Spark, un insomniaque qui est envoyé au ranch Redrock au cours d’un été dans un but de rééducation. Tous les jeunes envoyés là-bas ont donc des problèmes particuliers, ce qui offre ainsi la possibilité à l’histoire de posséder des personnages assez hauts en couleur. Sur place, dans un pur moment de banalité littéraire, Jack s’éprend de Sinead, kleptomane ; il devient ami avec Ti-Jean, obnubilé par la propreté, ou encore Josh, qui a fait une tentative de suicide. Et là, il ne s’agit que de ceux que Jack fréquente.

Tous ces jeunes gens sont donc coincés à Redrock, lieu où les moniteurs doivent réussir à leur faire vaincre leurs particularités et les renvoyer tout formater à leurs parents. Si ce n’est que Redrock ressemble plus à un lieu maudit où les méthodes auraient déjà dû entrainer la fermeture il y a longtemps.

Un soin particulier est porté à poser le décor et l’ambiance, et ma foi, il faut reconnaître que tout est là pour donner le jour à un environnement coriace où les personnalités peuvent se dévoiler et se confronter. Le petit univers de Redrock est parfait pour créer du drame, de la tension et de l’humour.

C’est donc au cours de ce fameux été que des changements vont s’opérer en Jack qui vont lui révéler sa nature profonde. Si on passe les hormones qui travaillent l’adolescent de 15 ans – et son amour pour Sinead est assez répétitif sur un peu plus de 600 pages -, la découverte de ces différences est aussi bien menée.

En somme, vous l’aurez bien compris, ce premier livre de Jack Spark est bien agencé. Lecture agréable, qui donne envie de savoir la suite, et univers riche pour doucement nous mener aux révélations. C’est sûrement là que cela coince le plus, car on va avoir le droit à des pages qui sont là pour nous fournir notre lot d’informations et tout est majoritairement cumulé dans la seconde partie du roman. Si ce n’est que le livre trouve quand même le moyen de s’étirer par moment dans ces 300 autres pages (le roman est divisé en 3 parties, qui ne font pas la même taille).

Le Cas Jack Spark construit donc solidement son univers, qui vire de plus en plus dans le fantastique à force qu’il progresse pour ne plus laisser planer de doute – même si sur ce plan-là, les doutes étaient assez minimes, il faut bien le dire (après tout, il y a encore trois tomes derrière !). En bout de route, c’est une sympathique et dynamique lecture, avec des idées riches et intéressantes et la mise en place d’un univers fantastique qui ne demande donc qu’à être étoffé et exploré. Le livre se termine sur une porte ouverte pour la suite et donc pour un automne qui promet d’être aussi agité.

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