Explorer la SFF : Princess Bride, le grand classique du conte de grand amour et de grande aventure de S. Morgenstern

Quelques informations : The Princess Bride est un roman satirique fantasy écrit par William Goldman et paru en 1973 dans sa version originale.
Sa particularité, qui peut dérouter au début de la lecture, est que le roman est présenté comme un abrégé de l’œuvre du fameux auteur Florin S. Morgenstern, avec les commentaires de Goldman venant interrompre le récit et nous expliquant certaines coupes, ce qui nous manque dans le récit et aussi son rapport personnel avec l’histoire.

Pourquoi The Princess Bride ? Le destin fait parfois bien les choses. Au cours de 2011, j’ai eu la possibilité de recevoir le film Princess Bride en DVD que je n’avais pas vu. C’était sans compter sur Les Voleurs de Courriers – dont l’un d’eux a acquis un DVD de Princess Bride et moi, rien du tout (je rassure les foules, je ne l’avais pas acheté). Quoi qu’il en soit, je n’ai rien eu dans ma boite aux lettres et je n’ai pas, par la suite, fait quoi que ce soit pour le voir ; au fond, cela m’est totalement sorti de la tête. Les mois qui passent me conduisent à l’approche de Noël où ma sœur me demande ce que je veux et, après l’option Blu-ray, elle a le choix entre deux livres : Princess Bride ou Le Temps n’est rien. Vous l’avez deviné, elle a opté pour le premier. L’édition que ma sœur m’a offerte se trouve être « L’édition ultime de poche» sortie chez Milady.

Ironie, Goldman écrit qu’il y a de fortes chances qu’on se retrouve avec le livre dans les mains à cause du film (qu’il a lui-même scénarisé) ; comme quoi, cela aurait pu être mon cas.

Surtout, The Princess Bride est 11e dans le Top 100 Science-Fiction & Fantasy Books de NPR.

De quoi cela parle ? C’est l’histoire de Bouton d’Or qui tombe éperdument amoureux du garçon de ferme Westley, mais que le destin va séparer pour laisser alors l’amoureuse devenir une princesse et remplir leur histoire d’amour de bien des épreuves. C’est l’histoire d’Inigo Montoya d’Espagne qui veut venger la mort de son père et celle de Fezzik le géant qui fait des rimes. C’est l’histoire de Goldman qui est particulièrement attaché à ce roman et qui en fait ainsi une œuvre meta.

Et c’était bien ? Comédie, aventure, romance et conte de fées se mélangent pour donner le jour à une histoire souvent satirique et bourrée de one-liners efficaces. C’est clairement dans ces moments-là que The Princess Bride m’a le plus séduit. Ses personnages et les situations dans lesquelles ils se retrouvent sont exagérés et la demi-mesure ne fait pas partie de l’œuvre. L’excentricité est bien présente pour intensifier le ridicule de certaines situations, les commentaires de Goldman venant soutenir l’aspect satirique. Ce n’est pas très long, ce qui aide le récit à tenir sur la durée avec le style haché et peu descriptif de l’auteur. Par contre, je ne me suis pas sentie tout du long concernée par ce qui se passait. Autant, je trouvais que la stupidité/naïveté de Bouton d’Or était un excellent accessoire comique, que le Prince Humperdinck est un parfait ennemi (et peut-être mon personnage préféré du récit), autant la romance – assez succincte, mais moteur du récit – m’intéressait guère. Pas étonnant alors qu’Inigo Montoya s’impose dans l’histoire avec son envie de vengeance et sa superbe épée. Son duo avec Fezzik fonctionne plutôt bien, même si je l’ai trouvé parfois un peu trop redondant.

Princess Bride est une histoire fort simple qui se distingue par son ton décalé et amusant. C’est divertissant, mais l’œuvre en elle-même manque à mon goût d’émotions pour totalement me séduire.

En bonus : l’édition possède deux introductions (dont une pour le 25e anniversaire), ce qui fait un petit bout avant d’arriver au récit. C’est ensuite suivi de « Quelques explications au sujet du Bébé de Bouton d’or » qui est bien trop long, puis enfin, du premier chapitre du bébé de Bouton d’or, qui est un peu lourd au début, mais qui finit par trouver son rythme.

Et après ? Le film dans un ou deux mois et surtout, Le Hobbit.

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4 réflexions sur “Explorer la SFF : Princess Bride, le grand classique du conte de grand amour et de grande aventure de S. Morgenstern

  1. Mon anniversaire approchant, je l’ai mis sur ma Wishlist Amazon. On va voir si quelqu’un se décide à me l’offrir ^^. Eh oui, je ne l’ai jamais lu et je n’ai pas non plus vu le film ! Hérésie ! En fait, je me retrouve dans ce que tu disais dans un de tes billets précédents. J’aime la science-fiction / fantasy mais je suis quand même carrément à côté de la plaque côté classique. J’aimerais bien essayer de réparer tout ça… Tu fais bien de parler du top 100 de NPR, je vais en profiter pour cocher ce que j’ai déjà lu et pleurer dans mon coin parce que j’ai de grosses lacunes à rattraper ^^’. Bref, ceci pour dire que je suis ravie de savoir que tu vas en partie privilégier la SFF sur ton blog. Tu as déjà une lectrice, sois en certaine 😀

    • On s’y fait vite, même si au début cela peut dérouter un peu. C’est en tout cas un procédé original. Cela ne m’a pas dérangé, même si ce n’est pas effectif d’un bout à l’autre. J’ai lu par contre des gens dire qu’ils trouvaient cela plutôt agaçants.

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