Explorer la SFF : La Ligue des gentlemen extraordinaires

Quelques informations : La Ligue des gentlemen extraordinaires est une bande dessinée scénarisée par Alan Moore et dessinée par Kevin O’Neill. Elle est composée de trois volumes et d’un hors série qui n’a pas été édité en France. Dans cet article, il est question des deux premiers volumes.

Pourquoi La Ligue des gentlemen extraordinaires ? Difficile de ne pas avoir entendu parler de la série si on a un peu le nez dans le monde de la bande dessinée américaine. Entre sa réputation et son influence, c’est une œuvre qui est donc à lire pour au moins dire qu’on sait de quoi il retourne.

De quoi cela parle-t-il ? Pour défendre l’Angleterre contre des menaces hors du commun, l’agent secret Campion Bond réunit pour le mystérieux M une équipe composée de célèbres membres dont est à la charge Miss Wilhelmina Murray. Elle travaille ainsi aux côtés d’Allan Quatermain, du docteur Jekyll et son alter ego, du Capitaine Nemo et d’Hawley Griffin (aka L’homme invisible).

Et c’était bien ? C’était sympathique. La Ligue des Gentlemen extraordinaires repose avant tout sur sa capacité à exploiter les personnages de la littérature populaire du XIXe siècle et à s’inspirer d’œuvres pour ses intrigues. Force est de constater que le concept en lui-même fait l’originalité, mais que le scénario ne se révèle pas forcément fouillé ou surprenant.

Le premier volume est consacré à la formation de la Ligue et l’oppose au docteur Fu Manchu. L’histoire n’est pas exempte d’humour, mais ne possède par contre pas beaucoup d’approfondissements. Il en reste quand même une introduction plutôt réussie qui permet aussi de s’adapter au dessin de Kevin O’Neill, que je n’ai pas trouvé très satisfaisant d’un bout à l’autre

Le second volume sera moins satisfaisant en se montrant plus vulgaire et violent sans pour autant que cela soutienne un propos. De la part de Moore, cela ne m’a pas prise par surprise, mais à un certain niveau, j’ai trouvé que c’était beaucoup trop et peu utile, surtout que les protagonistes ne sont pas des plus étoffés dans la série.

La Ligue des Gentlemen extraordinaires est alors une bande dessinée steampunk qui repose entièrement sur son concept et la capacité de son auteur à l’utiliser, le manipuler, ou s’en amuser. L’univers apparaît riche, mais les personnages manquent de complexité.

Maintenant, ça vaudrait presque le coup de rejeter un coup d’oeil à l’adaptation cinématographique dont je ne garde quasiment aucun souvenir – si ce n’est que ce n’était pas très bon.

Et après ? La ferme des animaux de George Orwell.

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