Explorer la SFF : La ferme des animaux, de George Orwell

Quelques informations : La ferme des animaux est une nouvelle courte et une satire du totalitarisme écrite par George Orwell et publié en 1945.

Pourquoi la ferme des animaux ? L’ouvrage se trouve à la treizième position dans le Top 100 SFF de NPR et, après The Clash of Kings, j’avais envie de quelque chose d’un tout autre genre et de court.

De quoi cela parle-t-il ? À la Ferme du Manoir, les animaux décident de se révolter contre les humains. Poussés par les cochons, ils prennent possession des lieux dans le but initial de vivre tous de façon égale et de montrer aux hommes qu’ils sont capables sans eux. Le temps passe et les commandements qui définissent l’animalisme s’effacent de leur mémoire …

Et c’était bien ? C’était très bien. C’est court, simple, et explicite. Le propos d’Orwell manquerait presque d’un peu de subtilité de temps à autre.

Je n’ai rien lu dessus avant de mettre le nez dedans, ce qui fait que je n’ai pas trop été affecté par sa signification issu de son époque. C’est l’avantage des œuvres qui s’attaquent finalement à une certaine forme de pouvoir et qui mettent en relief comment des gens peuvent s’installer. Personnellement, ce n’est pas tant la critique sociale d’un gouvernement totalitariste qui me parle dans ces cas-là, mais bien plus ceux qui vivent dedans, manipulés, moutons sans cerveau utilisés, soumission et manipulation psychologique. Je ne sais pas si Orwell oublie un seul profil dans le livre, qui n’est pas bien épais. Tout semble y passer, car quand on critique ce genre de choses, on vise aussi inévitablement ceux qui lui donnent jour, et il explicite comment un tel système peut s’installer durablement et s’épanouir au détriment du véritable bien commun. Sans compter, la conclusion, qui est là pour pointer du doigt que l’on troque finalement une espèce contre une autre, mais qu’ils finissent par devenir les mêmes.

Orwell délivre une fable politique qui critiquait le totalitarisme en son temps, mais dont l’approche offre à l’ouvrage la possibilité de s’extirper de la simple analogie fermée pour s’étendre finalement à la simple notion de gouvernement (sans restriction) et à la liberté/soumission de chacun dans le système dans lequel il vit. Je pense aussi qu’on peut même laisser la politique de côté et se pencher entièrement sur le comportement des animaux – miroir de celui des hommes.

Et après ? La stratégie Ender de Orson Scott Card.

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2 réflexions sur “Explorer la SFF : La ferme des animaux, de George Orwell

  1. J’ai un peu honte mais j’ose le dire, je n’ai jamais lu ce livre. Pourtant, je sais qu’il faut que je m’y mette un jour. Il suffit de prendre le temps de le faire surtout qu’en plus, il est court. Ce que tu en dis est en tout cas très alléchant et rappelle donc à mon esprit toute la frustration que je vis perpétuellement parce que je n’arriverai jamais à tout lire / voir / écouter ce que je veux avant de mourir ^^;;;

    • Maintenant, je l’ai lu ;). Je trouve que je ne lis déjà pas assez en général et j’aimerais même lire plus vite, car j’ai la sensation de ne pas avoir tant progresser que cela dans mon exploration de la SFF. J’arrive quand même à laisser un peu plus de côté ce sentiment de frustration, mais il faut lui reconnaitre d’être du genre tenace et persistant.

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