Explorer la SFF : La Stratégie Ender d’Orson Scott Card

Quelques informations : La Stratégie Ender est un roman de science-fiction écrit par Orson Scott Card publié en 1986. Le Livre appartient au Cycle d’Ender.

Pourquoi La Stratégie Ender ? L’ouvrage se trouve à la troisième position dans le Top 100 SFF de NPR.

De quoi cela parle-t-il ? L’espèce humaine est en guerre contre la seule espèce extra-terrestre connue, les Doryphores, des êtres intelligents ressemblant à des insectes. Après avoir réussi à repousser deux invasions, les hommes se préparent pour la troisième et forme à l’École de guerre des enfants pour qu’ils deviennent des officiers. Malgré le fait qu’il n’y a plus le droit d’avoir plus de deux enfants par famille, le couple Wiggin s’est vu autoriser la conception d’un troisième à cause des deux précédents, supérieurement intelligents. Ender, perçu comme le potentiel sauveur, sera alors mis à rude épreuve pour tester ses limites et pour que les autorités puissent découvrir si oui ou non l’enfant peut sauver l’humanité.

Et c’était bien ? Avec un enfant au cœur du récit, j’étais un peu frileuse, mais la Stratégie Ender est un roman très accrocheur grâce à ses personnages et les relations qui sont tissées. Surtout, Orson Scott Card ne perd jamais de vue que son héros est un enfant. Il est très intelligent, au-dessus de tous, mais il ne reste pas moins un enfant, et c’est avec habilité que l’auteur exploite ce paradoxe de l’être supérieur, qui comprend mieux et sait finalement plus de choses, mais qui est aussi manipulé, utilisé, usé, forcé de se dépasser, d’évoluer en étant constamment poussé dans ses retranchements et ses limites. Le dosage est donc très maitrisé, et Ender est très attachant. Les personnages qui gravitent autour de lui le sont finalement tout autant ou presque, qu’il s’agisse des autres enfants avec lesquels il réussit à se lier, ou même des adultes sous pression, qui se dévoilent au fur et à mesure du récit. L’École de guerre a un fonctionnement qui n’est finalement pas éloigné d’une école toute simple en ce qui concerne les multiples rapports sociaux qui sont dépeints. Le fonctionnement hiérarchique entre les jeunes qui y sont est en tout cas très solide et crédibilise l’environnement dans lequel évolue Ender – qui ne connaitra pas grand-chose d’autre que de « jouer » à la guerre.

Le roman offre aussi une petite place à Valentine et Peter, le frère et la sœur d’Ender, eux aussi brillants, et qui vont aider à donner une nouvelle consistance au système en place – et à y injecter la manipulation des médias, même si j’ai été moins réceptive à cette partie.

Au final, j’ai beaucoup aimé La Stratégie Ender qui offre alors une histoire riche de par les multiples relations entre ses personnages qui animent le récit.

Et après ? Deus in machina de John Scalzi.

Se procurer La Stratégie Ender.

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