My World of Comic Books : Watchmen

Après une petite introduction, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Je ne vais pas tourner autour du pot et commencer par l’évidence : Watchmen. J’aurai pu garder l’œuvre d’Alan Moore pour un peu plus tard, mais honnêtement, je n’en vois pas l’intérêt. Il est inévitable de passer par là, alors autant y aller !

Watchmen est à l’univers du comic book ce qu’est The Great Gatsby à la littérature américaine. C’est l’œuvre incontournable aussi inégalée qu’inégalable. Et, à l’image du roman de Fitzgerald, je ne pense pas qu’il soit fort judicieux d’entrer dans l’univers du comic book par cette porte, mais j’ai comme dans l’idée que c’est arrivé à certains.

L’adaptation cinématographique de Zach Snyder (que j’aime bien personnellement) a poussé des gens à se procurer et lire Watchmen, ce qui fait que je pense que la plupart d’entre vous ont lu ou vu le film ou savent plus ou moins de quoi je parle présentement.

Personnellement, je l’ai donc lu bien avant cette adaptation, bien qu’étrangement, je ne me rappelle aucunement où j’étais, ni l’âge que j’avais.

Watchmen se déroule dans un univers alternatif dans lequel des héros masqué ont joué un rôle dans l’histoire américaine dans les années 40 et 60. Les Minutemen sont alors le premier groupe de combattants en costume, qui sera succédé par les Crimebusters. Ils ont fini par devenir impopulaire et une loi en 1977 a rendu leur activité illégalité. La plupart ont donc pris leur retraite, mais pas tous …

Publié en 1986 et 1987, Moore se penchait sur ce qui rongeait le pays à l’époque, ses anxiétés, ses démons et surtout, il décortiquait le mythe du super-héros. Watchmen se voulait le plus réaliste possible pour s’intéresser à la véritable place du super-héros dans notre société. Les personnages n’ont donc pas de pouvoirs, à l’exception notable de Dr Manhattan suite à un accident à l’intérieur d’une machine servant à tester la désintégration de la matière. Il en ressortira transformer avec une perception du monde qui dépasse la compréhension humaine.

Si je ne pense pas qu’il soit bon de commencer par Watchmen, c’est avant tout, car il est quand même bon d’avoir quelques notions sur le super-héros pour mieux cerner comment Moore a utilisé les codes du genre pour se les réapproprier. Avant lui, personne n’avait déconstruit le symbole super-héroique et cela a donné naissance à tout un genre dans le comic book. Si l’œuvre est aussi célébrée, c’est autant pour son regard sur la société qu’elle dépeint,  ses personnages complexes et son habile narration. Watchmen est un récit qui oscille entre le présent et le passé, teinté de symbolisme et de multiples procédés narratifs pour totalement immerger le lecteur dans l’histoire. Bien entendu, il ne faut pas oublier l’excellent travail  du dessinateur Dave Gibbons, ainsi que celui du coloriste John Higgins.

Watchmen est donc un peu un rite de passage pour tout lecteur de comic books. C’est une œuvre fondatrice qu’il est impossible de ne pas lire, mais que, comme beaucoup dans sa catégorie, il est préférable de posséder une certaine maturité pour pouvoir l’aborder à sa juste valeur. Ce n’est en tout cas pas moi qui vous dirais que Watchmen ne mérite pas son titre de chef d’œuvre, je ne vois aucune autre œuvre pouvant prendre sa place.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s