Parait-il, c’est la rentrée (littéraire ou non) …

Il y a deux jours (je suis précise), je suis allée en ville et je me suis donc arrêtée dans une des librairies de la ville, faisant quelque chose que j’aime particulièrement : regarder les couvertures de livres que je n’achèterais jamais.

Comme chaque année à cette période, il y a donc la rentrée littéraire. Je ne sais exactement pourquoi, je ne me s’y suis jamais intéressée et cela ne semble pas prêt de changer. Je me suis quand même dirigée vers les étalages de livres qui viennent de paraitre. À mon goût, il y a un peu trop de couvertures moches, sans compter celle avec les auteurs dessus. Est-ce vraiment censé donner envie d’acheter ? J’imagine que mon attrait pour le rayon de l’imaginaire s’explique ici. Il y en avait quand même qui n’était pas trop mal.

Enfin, j’ai pris deux livres français (d’auteurs que je ne connaissais pas, dont un premier roman) et je me suis dirigée vers la page 99 comme le veut le test – un petit jeu auquel se prête L’Express. Et, j’ai souffert. C’était douloureux, pompeux, avec un manque de fluidité désarmant dans un cas, et l’envie de se donner des grands airs dans les deux cas.

Vous l’avez noté, je navigue assez peu dans ces eaux-là, mais j’avais noté sur quelques blogs des réflexions sur la mauvaise qualité de littérature française. Je sais qu’il y a des auteurs qui écrivent très bien et qui ont la chance d’être édités. En général, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a une bonne chose à tirer de cela. Après tout, s’il y a des maisons d’édition prêtes à publier des textes de qualité si médiocre, cela ne devrait-il pas donner un peu d’espoir à bien des apprentis écrivains ? Seulement, j’y vois aussi quelque chose de néfaste : rien n’assure que le bon réussisse à se faire son trou (s’il arrive à être publié déjà). Surtout, à force d’accepter la médiocrité, il est plus difficile de cerner la qualité. Les standards, dans la vie, c’est important si vous voulez mon avis. On vit dans une triste ère où 50 Shades of Grey se vend à des millions d’exemplaires ; en plus de soulever des questions sur ce qui agite notre société (c’est un autre débat), c’est une bouse. Non, je ne l’ai pas lu, il y a suffisamment d’extraits sur internet pour savoir que E.L. James écrit très mal et c’est bien suffisant.

Je n’ai peut-être pas eu de chance, j’ai peut-être pris deux mauvais livres alors que ceux d’à côté étaient potentiellement excellents. C’est comme tout, il y a forcément du bon et du mauvais. Je ne doute pas qu’il y a de la qualité dans cette rentrée littéraire, comme il doit y en avoir tous les ans. Je sais juste que c’est le genre de moment qui me pèse, qui rappelle à quel point le combat pour la qualité est sans fin et qu’aujourd’hui, il est encore plus difficile qu’avant – rentrée littéraire ou pas.

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