My World of Comic Books : X-Men

Quand j’étais plus jeune, je regardais le dessin animé X-Men – celui des années 90. Il parait qu’il a pris un méchant coup de vieux, mais j’avoue ne pas avoir réussi à me replonger dedans (je crois en effet craindre qu’il a plus que pris un méchant coup de vieux). Quoi qu’il en soit, c’était avant que je mette le nez dans mon premier comic book dédié aux X-Men, des années plus tard, aidé par l’arrivée des super-héros au cinéma.

C’est connu, pour se lancer dans X-Men, il y a deux façons :
– Vous prenez en cours, qu’importe à quel moment de l’histoire vous êtes. Vous vous jetez dans la bataille et, à force, vous trouverez vos marques.
– Vous profitez d’une énième réorganisation des titres pour commencer, ou vous utilisez les i majeures pour mettre le pied à l’étrier.

À l’époque, je chipotais moins, j’ai acheté un magazine et j’ai lu. C’était en plein milieu d’une intrigue, mais cela n’avait pas d’importance. C’est ainsi que j’ai commencé à lire X-Men, et ils allaient devenir mes super-héros attitrés pendant quelques années, avant que j’arrête pour des raisons budgétaires. Car, il faut être honnête, suivre X-Men, ça coûte un max de pognon ! Ils sont nombreux et il y a plein de titres et multiples équipes.

Et, disons-le, je ne sais même pas comment rendre un minimum cohérent toutes ces lectures. C’était du X-Men, X-Men Extra, X-Men Hors Serie, X-Men Revolution ou encore X-Treme X-Men en presse, sans compter les achats d’occasion pour dégoter de vieux numéros ou de vieilles séries. De cette façon, je me suis procuré le magazine Cable de chez Semic – Cable étant un de mes personnages préférés de chez X-Men.

X-Men est donc une franchise riche dans laquelle il n’est pas bien difficile de se perdre pour peu qu’on décroche suffisamment longtemps. Je sais de quoi je parle, ayant essayé de reconnecter à plusieurs reprises à moindre coût, mais autant le dire, Panini est votre ennemi dans ces cas-là. Son absence de republication hors presse des grandes storylines X-Men est la plus grande tragédie de l’univers du comic book chez nous. Je dis ça, je pense qu’on peut l’appliquer à tous les magazines presse. Leur politique m’échappe un peu et sincèrement, j’aimerais que quelqu’un de chez eux lise ces lignes et se dise que, oui, ils seraient fort pertinents de rendre plus accessibles les gros morceaux de l’histoire Marvel et d’arrêter de toujours republier la même chose (je hais aussi leur politique de publier sous une autre collection au lieu de faire un autre tirage dans la même).

Quoi qu’il en soit, X-Men occupe en tout cas une place majeure dans ma découverte de l’univers du comic books, à une époque où je ne faisais pas franchement attention à qui écrivait ou dessinait (et c’est encore souvent le cas !).  J’ai donc acheté approximativement tout X-Men pendant environ 4-5 ans, soit une goutte d’eau dans un océan, et pourtant, il s’en est passé des choses !

En ce temps-là, je trouvais Cyclope plutôt chiant la plupart du temps, Wolverine était partout (et c’est le meilleur running gag des X-Men, on ne s’en lasse jamais) même si ses aventures solos étaient de qualité régulièrement discutable. La période Grant Morrison/Frank Quitely avec les New X-Men m’avait énormément plu (bien qu’à l’époque, elle était assez critiquée, contrairement à aujourd’hui). Je pense beaucoup moins de bien de Clarement sur X-Treme X-Men. J’avais mis un peu de temps à me faire au X-Statix de Peter Milligan et Mike Allred, publié justement dans le mag X-Treme X-Men, avant que cela ne devienne ma seule raison de poursuivre l’achat en presse (c’était cher payé !). Uncanny X-Men aura eu quant à elle ses moments.

Et puis, la vie étant ce qu’elle est, il y a eu des remaniements. Morrisson est parti, Clarement reprend Uncanny X-Men, Whedon se retrouve à la tête de Astonishing X-Men et moi, je quitte le navire. Car oui, si ce genre de choses est fait pour attirer de nouveaux lecteurs, c’est aussi d’une certaine façon la possibilité pour d’autres de s’en éloigner – et c’était le cas pour moi.

Dans la vie des X-Men, je suis un coup de vent. Dans ma vie de lectrice, ce fut l’air de rien toute une période assez riche et mouvementée. C’était aussi la découverte de l’univers Marvel (avec Spider-Man et Daredevil que je lis toujours), de ses cross-overs, des politiques de remaniements, des aléas qualitatifs et créatifs (souvent responsable de morts ou résurrections de personnages).

Aujourd’hui encore, je suis ce qu’on appelle une Marvel Girl, n’ayant jamais trouvé le courage ou le moyen de m’immerger totalement dans l’univers DC. Qu’importe pour quelle écurie vous jouez (une seule ou les deux), je pense que c’est quelque chose d’inévitable dans le monde de la bande dessinée américaine pour totalement comprendre comment elle fonctionne – créativement et industriellement parlant. Avec le temps, en plus, on apprend d’ailleurs à choisir ses batailles pour le bien de son portefeuille et d’éviter les pièges commerciaux (qu’ils viennent de Marvel ou de Panini, au choix). Les super-héros définissent le comic book et c’est avec X-Men que j’ai découvert comment tout cela fonctionnait.

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