Explorer la SFF : World War Z de Max Brooks

Quelques informations : World War Z : Une histoire orale de la guerre des zombies est un roman post-apocalyptique de Max Brooks publié en 2006 aux Etats-Unis et en 2009 en France

Pourquoi World War Z ? C’est une œuvre qui s’est fait très vite une place parmi les classiques du genre ; il occupe la 54e place au Top 100 SFF de NPR.

De quoi cela parle-t-il ? L’homme a survécu à la longue guerre qui l’a opposé aux zombies. Ce livre réunit de multiples témoignages de survivants qui retracent ainsi cette longue guerre pour la survie de l’espèce.

Et c’était bien ? World War Z est le genre de livres qui obtient sa place parmi les classiques grâce à son concept. Celui-ci est donc de raconter la guerre contre les zombies à travers les témoignages de survivants. L’idée est fortement intéressante, mais c’est aussi pour moi autant sa force que sa faiblesse. Du point de vue positif, tous les bords sont couverts, à tel point qu’il m’est arrivée en un laps de temps assez court de me dire que tel ou tel auteur/scénariste avait dû lire World War Z ; ce n’est pas tant que Brooks invente quelque chose, c’est juste que sa façon d’approcher à la fois la partie civile, politique, militaire, internationale, terrestre, marine et spatiale a de quoi inspirer à bien des niveaux. Il y a donc des chapitres vraiment bons, prenants ou touchants. Mais, et c’est là que cela se complique, il y en a d’autres que j’ai trouvé long et ennuyeux. On change en continu de personnages, ce qui fait que malgré la volonté d’offrir une forte dimension humaine, il m’a été à un certain niveau difficile de connecter sur la durée. Certains personnages en ressortent plus forts que d’autres, mais dès qu’on a fini une histoire, on change de point de vue ; il est alors aisé de déposer le livre sans trop se préoccuper de la suite. Je dois avouer que cela a été assez difficile dans la dernière ligne droite du livre.

Brooks réussit en tout cas à exploiter de façon pertinente et subtile la métaphore qui accompagne le zombie. Avec son échelle internationale et ses multiples angles d’approche, il a la possibilité de porter un regard sur l’évolution de l’homme et de ses valeurs, du fonctionnement totalement déréglé des sociétés, et de pointer du doigt un mal qui ronge de plus en plus l’homme : son égocentrisme. Il le fait de façon habile, sans donner l’impression de juger qui que ce soit, en ayant ses personnages dans des situations extrêmes et aussi, en rappelant le sens du sacrifice que l’homme possède.

World War Z est un roman de bonne qualité qui possède une approche franchement intéressante, qui lui permet de traiter de façon tangible une véritable guerre contre les zombies et de lui fournir un côté authentique, pour autant qu’on puisse employer ce mot dans ce cas-là. Par contre, j’admets que cela ne m’a pas franchement captivée, j’y ai passé beaucoup trop de temps, alors que je pensais être bien plus happée que cela par le récit.

Se procurer World War Z.

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