Carnets d’un jeune médecin nommé Mikhaïl Boulgakov

Carnets d'un jeune médecin nommé Mikhaïl Boulgakov

Je n’y connais rien en littérature russe ou en médecine. Par conséquent, j’ai découvert l’existence de Carnets d’un jeune médecin grâce à A Young Doctor’s Notebook, série anglaise de Sky Arts qui adapte le travail de Mikhaïl Boulgakov. Dans cette dernière,  nous avons Daniel Radcliffe et Jon Hamm qui incarnent le docteur, la version jeune étant alors « conseillée » par la version plus âgée au départ.

Il y a deux saisons au compteur, la deuxième offrant à mes yeux un matériel bien plus riche à Jon Hamm qui donne alors à son personnage une autre dimension tandis que la version jeune s’enfonce misérablement dans ses vices.

Ces derniers sont absents des Carnets, Boulgakov n’abordant aucunement son addiction à la Morphine – sujet qu’il touchera dans la nouvelle tout simplement intitulée Morphine (et bien évidemment qui n’est pas à ma médiathèque). Elle n’avait d’ailleurs que la version Folio bilingue des Carnets d’un jeune médecin – publié autrement sous le titre Récits d’un jeune médecin. Je ne parle toujours pas un mot de russe, mais la préface et les petits détails supplémentaires de l’édition étaient bienvenus en tout cas.

On retrouve sans conteste dans le livre bon nombre d’éléments qui ont été portés à l’écran, avec pour la série une accentuation sur des gimmicks (Leopold Leopoldovich !) pour forcer le trait, accentuer la dose d’humour noir qui, finalement, est fortement plus présente à l’écran que dans les pages du livre.

Pour autant, l’ouvrage n’est pas exempt d’une certaine dose d’humour, déversé dans les différents récits où la temporalité parait être brisée pour y accentuer les doutes, les moments de frénésie ou d’anxiété. Boulgakov n’a de toute façon pas peur de forcer le trait pour rendre l’expérience plus intensive. Cela en devient étrangement fascinant dans sa façon de vouloir véhiculer la solitude de son personnage qui semble avant tout une extension du combat qu’il mène sur un plan professionnel où il se retrouve face à des patients inconscients du danger qu’il court. Certaines histoires ont de quoi terrifier, cela reste un témoignage de la valeur de l’éducation.

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