My World of Comic Books : Watchmen

Après une petite introduction, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Je ne vais pas tourner autour du pot et commencer par l’évidence : Watchmen. J’aurai pu garder l’œuvre d’Alan Moore pour un peu plus tard, mais honnêtement, je n’en vois pas l’intérêt. Il est inévitable de passer par là, alors autant y aller !

Watchmen est à l’univers du comic book ce qu’est The Great Gatsby à la littérature américaine. C’est l’œuvre incontournable aussi inégalée qu’inégalable. Et, à l’image du roman de Fitzgerald, je ne pense pas qu’il soit fort judicieux d’entrer dans l’univers du comic book par cette porte, mais j’ai comme dans l’idée que c’est arrivé à certains.

L’adaptation cinématographique de Zach Snyder (que j’aime bien personnellement) a poussé des gens à se procurer et lire Watchmen, ce qui fait que je pense que la plupart d’entre vous ont lu ou vu le film ou savent plus ou moins de quoi je parle présentement.

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Explorer la SFF : La Ligue des gentlemen extraordinaires

Quelques informations : La Ligue des gentlemen extraordinaires est une bande dessinée scénarisée par Alan Moore et dessinée par Kevin O’Neill. Elle est composée de trois volumes et d’un hors série qui n’a pas été édité en France. Dans cet article, il est question des deux premiers volumes.

Pourquoi La Ligue des gentlemen extraordinaires ? Difficile de ne pas avoir entendu parler de la série si on a un peu le nez dans le monde de la bande dessinée américaine. Entre sa réputation et son influence, c’est une œuvre qui est donc à lire pour au moins dire qu’on sait de quoi il retourne.

De quoi cela parle-t-il ? Pour défendre l’Angleterre contre des menaces hors du commun, l’agent secret Campion Bond réunit pour le mystérieux M une équipe composée de célèbres membres dont est à la charge Miss Wilhelmina Murray. Elle travaille ainsi aux côtés d’Allan Quatermain, du docteur Jekyll et son alter ego, du Capitaine Nemo et d’Hawley Griffin (aka L’homme invisible).

Et c’était bien ? C’était sympathique. La Ligue des Gentlemen extraordinaires repose avant tout sur sa capacité à exploiter les personnages de la littérature populaire du XIXe siècle et à s’inspirer d’œuvres pour ses intrigues. Force est de constater que le concept en lui-même fait l’originalité, mais que le scénario ne se révèle pas forcément fouillé ou surprenant.

Le premier volume est consacré à la formation de la Ligue et l’oppose au docteur Fu Manchu. L’histoire n’est pas exempte d’humour, mais ne possède par contre pas beaucoup d’approfondissements. Il en reste quand même une introduction plutôt réussie qui permet aussi de s’adapter au dessin de Kevin O’Neill, que je n’ai pas trouvé très satisfaisant d’un bout à l’autre

Le second volume sera moins satisfaisant en se montrant plus vulgaire et violent sans pour autant que cela soutienne un propos. De la part de Moore, cela ne m’a pas prise par surprise, mais à un certain niveau, j’ai trouvé que c’était beaucoup trop et peu utile, surtout que les protagonistes ne sont pas des plus étoffés dans la série.

La Ligue des Gentlemen extraordinaires est alors une bande dessinée steampunk qui repose entièrement sur son concept et la capacité de son auteur à l’utiliser, le manipuler, ou s’en amuser. L’univers apparaît riche, mais les personnages manquent de complexité.

Maintenant, ça vaudrait presque le coup de rejeter un coup d’oeil à l’adaptation cinématographique dont je ne garde quasiment aucun souvenir – si ce n’est que ce n’était pas très bon.

Et après ? La ferme des animaux de George Orwell.

30 Days Of Comic Books : Day 23 – A book you wanted to read for a long time but still haven’t

Rien de plus facile que de trouver des bandes dessinées à lire, mais qui ne sont pas encore passées sous mes yeux pour multiples raisons : je n’ai pas pu me les procurer, ma médiathèque ne les a pas (ces deux premiers points sont implicitement liés) ou je n’ai pas encore pris le temps. L’une des plus grandes difficultés, qu’importe le format, est bien de choisir quelle œuvre aura le droit de passer avant l’autre. Le tout étant trop régulièrement aléatoire.

Quoi qu’il en soit, sans véritablement être une adepte de l’œuvre de Alan Moore (ce qui veut dire que je ne considère pas que tout ce qu’il fait est génial, loin de là), j’ai toujours eu envie de découvrir Promethea à cause de son titre et de son dessin (par J. H. Williams III) :

Promethea de Alan Moore et J. H. Williams III

 Sophie Bangs est une étudiante qui travaille sur Promethea, figure littéraire récurrente qu’elle retrouve dans les poèmes du VIIIème siècle, dans les strips quotidiens, dans les pulps des années 30 et dans les comic-books de l’Âge d’Or. Partie à la rencontre de l’héroïne de fiction, égérie légendaire, Sophie traverse le miroir et met le pied dans un monde de fantaisie et de féerie. (résumé de l’édition Semic).

Delcourt réedite From Hell

Delcourt fête ses 25 ans tout au long de cette année 2011. Demain, douze ouvrages seront disponibles dans des éditions spéciales, dont fait partie From Hell.

Cette bande dessinée d’Alan Moore et Eddie Campbell s’intéresse à Jack l’éventreur et fait le portrait de l’époque victorienne en même temps.

Je ne possède pas l’œuvre dans ma collection et j’ai bien peur que ce ne sera pas cette édition à tirage limité qui viendra étoffer ma librairie, pour la simple et bonne raison que mon budget s’y oppose.

From Hell représente un investissement, mais je pense personnellement qu’il en vaut la peine – autrement, je ne serais pas là en train d’écrire sur la question.

Je l’ai donc lu il y a quelques années de cela. J’avais déjà vu le film avec Johnny Depp à l’époque, mais le parallèle s’arrête approximativement là car les deux n’ont pas grand chose en commun. From Hell m’a pas mal surprise, ne serait-ce que parce que je ne pensais pas que j’aimerais autant. Aujourd’hui, cela reste une des BD qui m’a le plus marquée.

From Hell dans sa nouvelle édition (limitée) sera donc disponible à la vente le 4 mai.
Pour connaitre les autres titres, je vous renvoie sur le mini-site special anniversaire de Delcourt.

30 Days Of Comic Books : 10 – Favorite classic book

Voici une question aisée pour ce 10th Day Of Comic Books, qui poursuit tranquillement sa route : classique favori.

Le classique en question est donc une œuvre majeure du comic book, un choix qui ne devrait pas trop étonner. Je ne fais pas original en la matière, mais quand on est dans le registre du classique, cela s’impose naturellement !

Il s’agit donc de Watchmen, de Alan Moore et Dave Gibbons, que beaucoup ont lu au moment de la promotion du film. Celle-ci fut assez forte, ce qui était compréhensible bien que j’avoue ne pas trop avoir apprécié tout le procédé marketing et principalement ce que cela a impliqué. En attendant, des librairies (et Panini !) en ont profité pour vendre quelques volumes et rééditions de l’œuvre.

Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’opportunité de lire ou de visionner, Watchmen débute en 1985 , dans une uchronie où les super héros ont cessé leur activité. Suite à la mort de Edward Blake, aka Le Comédien, Rorschach pense que quelqu’un veut éliminer ses camarades retraités : Dans Dreiberg alias le Hibou II, Le Docteur Manhattan, Laurie Juspeczyk connue pour être Le Spectre Soyeux II, et Adrian Veidt, ancien Ozymandias. L’histoire nous plonge alors aussi dans le passé pour nous révéler la place des super-héros et comment nous en sommes arrivés au présent, en même temps que nous découvrons la personnalité de chacun.

Watchmen est plus qu’incontournable, c’est un véritable pilier de l’univers du comic book, riche dans sa forme et son contenu; une œuvre inégalée et inégalable.