Powers #11 : Secret Identity

Voilà quelques temps qu’il n’y a pas eu de Powers sur ce blog. Je reprends donc là où je m’étais arrêté avec Secret Identity, où Walker et Pilgrim enquête sur la mort du mari de Queen Noir.

Tout commence plus ou moins comme du classique Powers, que ce soit au niveau de l’enquête ou de la dynamique générale, Deena étant assez en forme pendant une partie du tome – malgré ce qui lui est arrivé récemment.

Les Powers sont revenus sur le devant de la scène, reprenant leur place de « Héros » dans la société, et pour cette raison, Secret Identity semble pointer du doigt l’absence de contrôle qui entoure ceux dotés de pouvoirs. Face à ceux qui sont trop puissants, il n’y a alors que le bouclier de la loi, et cette histoire se charge de montrer que ce n’est pas grand-chose. Pour le coup, Walker et Pilgrim ont beau tenter d’exercer un certain contrôle sur la situation, on ne peut pas dire qu’ils réussissent réellement. Ils travaillent non-stop, surtout pour se retrouver face à des Powers qui meurent les uns derrière les autres et/où qui utilisent leurs pouvoirs sans qu’ils puissent faire quoi que ce soit.

L’enquête policière en prend un coup violent, elle se retrouve écrasée sous le poids de planches qui sont là pour illustrer la puissance des Powers. Les policiers sont face à l’inconnu, à une force qui les dépasse. Au milieu de tout cela, Bendis nous glisse forcément quelques scènes/planches pour la continuité : Walker et sa petite amie Heather, Calisto en Retro Girl qui apporte son aide à la fin, les pouvoirs de Pilgrim et la police des police qui est toujours sur son dos.

Secret Identity se révèle, malgré ce qui se cache derrière les meurtres, un tome assez classique de Powers, dynamité par de bonnes lignes de dialogues (les flics en uniformes sont excellents) et des scènes vraiment explosives.

# Les différentes éditions de Powers : Secret Identity

En France :
– Powers #11 (Secret Identity) n’a pas encore été édité en France.

Aux États-Unis :
– Powers #11 : Secret Identity est disponible chez Marvel Comics.
– Secret Identity se trouve aussi dans l’édition Powers: The Definitive Hardcover Collection Vol. 5 (avec The 25 Coolest Dead Superheroes of All Time).

La BD du mercredi – Scarlet: L’indignée, de Bendis et Maleev

Je profite de ma récente lecture de Scarlet pour me lancer dans l’aventure « La BD du mercredi », rendez-vous initié par Mango.

Après avoir travaillé ensemble sur Sam & Twitch, Daredevil et plus récemment Spider-Woman, Bendis et Maleev s’associent de nouveau sur Scarlet, où l’histoire d’une jeune femme qui va lancer une révolution.

Scarlet mène donc une vie plutôt ordinaire à Portland. Elle est amoureuse et naïve et la réalité va la rattraper quand son existence va basculer suite à une injustice. Scarlet brise le quatrième mur et raconte donc comment elle est devenue celle qu’elle est aujourd’hui, de la simple vengeance au lancement d’une révolution dont elle est l’orchestratrice.

Pour peu que vous soyez familier avec le travail de Bendis, les multiples constats existentiels que fait Scarlet tout du long de ce premier tome ne vous surprendront guère. Il y a un révolutionnaire qui sommeille en Bendis, et son traitement noir de Daredevil s’était déjà pas mal arrêté sur le sens de la justice. Scarlet s’inscrit donc dans une logique des grandes thématiques que l’on retrouve sans difficulté dans l’œuvre de son auteur – soutenu de nouveau par le talent incontestable de Maleev, dessinateur reconnaissable entre tous.

Ce premier tome nous introduit à Scarlet de façon à bien la comprendre, ainsi que ses motivations. Il s’agit de mettre en scène un personnage ordinaire qui va être poussée dans ses retranchements et qui va alors s’émanciper pour bousculer les codes qui régissent une société que l’on sait corrompu. L’idée est donc de signifier que tout le monde peut faire quelque chose pour changer les choses, même si l’histoire se devra sans aucun doute de remettre en cause les méthodes choisies par Scarlet. En parallèle, les forces de l’ordre s’organisent pour mettre la main sur cette femme qui sème la zizanie, et cela prend réellement forme vers la fin du tome.

En attendant, les familiers de Bendis et Maleev ne seront pas déçus. On y retrouve la patte des deux hommes, qui fonctionnent parfaitement ensemble. Étant réceptive aux thèmes principaux de l’œuvre, j’ai trouvé que Scarlet s’offrait une introduction solide, bien qu’un peu trop bien rôdé sur certains points. J’attends donc d’être prise par surprise et au dépourvu dans la suite de la série.

Informations techniques

Titre : Scarlet, Tome 1 : L’indignée
Par : Brian Michael Bendis et Alex Maleev
Langue : français
Disponible sur The Book Depositary (en VO) ou Amazon

Relire Powers #10 : Cosmic

Avec Cosmic, Powers se tourne vers Christian Walker pour lui offrir un nouveau statut. Après qu’un homme soit tué par un Powers, Pilgrim et Walker se rendent sur la scène de crime pour y découvrir que le mort possédait lui aussi des aptitudes. Si ce n’est que c’est plus compliqué que cela.

Enfin, n’allons pas non plus trop complexifier l’histoire car une chose est certaine : Cosmic ne possède pas l’intrigue la plus élaboré qui soit de la série. Si elle est ambitieuse avec Walker et toujours assez psychologique avec Pilgrim, elle se révèle assez peu fouillé sur bien d’autres aspects.

L’enquête policière sera peu mise en valeur, avant tout car le FBI débarque avec ses gros sabots. Je n’ai rien contre, cela donne toujours de bonnes lignes de dialogues. Il y aura quand même avec celle-ci et le coupable un nouveau parallèle effectué pointant sur les dernières actions de Pilgrim et une nouvelle façon d’aborder l’acte du meurtre par le coupable. L’enquêtrice est d’ailleurs interrogée par la police des polices qui nous ramène la mort de Johnny Royale à la surface.

Avec cela, nous avons une jeune femme qui a été témoin du meurtre et qui va se rapprocher de Walker. J’avoue ne pas trop aimé le personnage, elle frôle un peu trop l’artiste bobo parfaite pour moi et s’inscrit dans une réflexion prétentieuse qui s’étale sur tout le volume.

En effet, si Powers n’est pas une œuvre qui permet à Bendis d’être trop pompeux, il se lâche quelque peu ici en nous offrant des interludes au Club Cinderella où les gens prennent le micro pour dire ce qu’ils ont sur le cœur. Force est de constater que les mots qu’ils prononcent sont soit puissants, soit véridiques, mais un peu trop emballé et surtout, là pour dire quelque chose de façon trop direct. Cela se veut intelligent, malheureusement c’est trop réfléchi pour fonctionner. On s’approche dangereusement de l’apitoiement avec certains dialogues.

Enfin, retour à Walker qui va devenir un gardien interstellaire, une idée que je trouve par contre excellente. Il retrouve ainsi des pouvoirs et devrait alors se retrouver au cœur d’évènements majeurs.

Pour le coup, Cosmic est un peu un hit-and-miss pour moi. Certaines parties fonctionnent et d’autres beaucoup moins. De ce qui se veut être une introspection psychologique et un peu un constat sur la nature humaine ressort de l’arrogance. Cela aurait été moins gênant si les passages au Club Cinderella ne cassaient pas non plus sporadiquement le rythme ; malheureusement, c’est le cas.

Je termine donc ma relecture de Powers avec un tome plus mitigé. La prochaine fois que je reparle de la série, ce sera donc pour une lecture car je n’ai pas encore lu les suivants. Quoi qu’il arrive, vous vous en doutez, je reparlerais de la série dans un futur proche.

# Les différentes éditions de Powers : Psychotic

En France :
– Powers #10 (Cosmic) n’a pas encore été édité en France.

Aux États-Unis :
– Powers #10 : Cosmic est disponible chez Marvel Comics.
– Cosmic se trouve aussi dans l’édition Powers: The Definitive Hardcover Collection Vol. 4 (avec Legends et Psychotic).

Relire Powers #9 : Psychotic

Même si les super-héros sont de retour, Powers continue de s’intéresser à la loi anti-Powers avec la mort de The Blackguard dans Psychotic. Mieux que cela encore, ce tome se penche en fait sur ce que cela peut bien signifier d’être la compagne de quelqu’un qui consacre sa vie à protéger les autres et affronter d’autres personnages avec des pouvoirs. Ou, de façon plus large, partager la vie d’une célébrité (même de l’ombre).

Pour le coup, Psychotic commence avant tout comme une histoire policière qui laisse quelque peu les derniers problèmes de Pilgrim ou Walker de côté. Du moins au début, car il y a un revirement majeur pour Pilgrim au milieu du tome là pour servir un développement psychologique et de multiples interrogations sur ce qui signifie vraiment la vie et la mort – et tuer quelqu’un. Cela rejoint au final l’enquête.

D’ailleurs, ce tome n’est pas avare en rebondissements. L’ayant lu une première fois il y a moins de 12 mois, cela fait une petite période et j’avais quand même oublié le dernier retournement malgré un souvenir assez marqué de bien des rouages de l’intrigue. En tout cas, à ce stade de la série, j’ai simplement la sensation de toujours dire que Powers délivre toujours d’excellentes histoires.

Psychotic est en tout cas à mon goût dans la lignée de Legends. La série joue un peu moins la carte de l’humour mais possède des répliques qui sont diablement efficaces. Cette façon de s’acharner durement sur Deena n’y est certainement pas pour rien et débouche sur une ambiance parfois moins légère, maintenant soutenue par sa familiarité plus poussée avec le monde des Powers et les multiples traumatismes qu’elle a emmagasiné. C’est une dure à cuire cette Pilgrim.

Notre nouvelle Retro Girl fait quant à elle une petite apparition, montrant aussi que sa relation avec Walker joue un rôle assez important dans l’histoire, ce qui aide à rester connecté avec ce monde autre que par les médias ou les pages de forums. Il y a certainement eu une évolution de la place de Christian parmi les Powers et il est à ce stade de la série un peu mis en retrait, le plus lourd arrivant à Pilgrim (cela change dès la prochaine histoire).

L’enquête va aussi pousser les deux enquêteurs à porter leurs soupçons sur les forces de l’ordre et il y aura une petite sensation d’isolation qui se créera grâce à deux-trois scènes bien articulés. Sur ce plan, la planche où ils interrogent celle qui fournit accès aux pièces à convictions est une jolie trouvaille.

 Powers possède donc un très bon rythme de croisière et évite de trop ronronner en délivrant principalement des évènements toujours inattendu du côté de ces deux enquêteurs – et encore une fois ici, du côté de Pilgrim (je sais, je me répète).

# Les différentes éditions de Powers : Psychotic

En France :
– Powers #9 (Psychotic) n’a pas encore été édité en France. Difficile de savoir actuellement si cela va arriver un jour ou non.

Aux États-Unis :
– Powers 9 : Psychotic est disponible chez Marvel Comics.
– Psychotic se trouve aussi dans l’édition Powers: The Definitive Hardcover Collection Vol. 4 (avec Legends et Cosmic).

Relire Powers # 8 : Legends

Suite aux derniers évènements, l’utilisation de Powers est devenue illégale. Si les bons se sont retirés, les mauvais sont restés. Ils ne respectaient pas la loi avant, pas de raison que cela change maintenant.

Legends sonne comme une nouvelle introduction, et il y a une raison à cela : il s’agit du début du volume 2 de la série. Cela explique sa construction référentielle tout en facilitant l’introduction du nouveau lecteur. Sur ce plan-là, c’est une petite merveille en termes de développement narratif. L’histoire est bourrée de références au début de la série, mais celles-ci n’entravent aucunement la progression de l’intrigue et sa compréhension pour ceux qui n’auraient pas lu ce qui précède.

Ainsi, le retour de Deena Pilgrim à son travail fait écho à sa scène d’arrivée. Walker doit aussi la briefer sur la situation actuelle pour qu’ainsi, on puisse se remettre dans le bain. Surtout, alors que le premier tome s’ouvrait sur la mort de Retro Girl, celui-ci nous annonce son retour.

Retro Girl n’est pas revenue d’entre les morts, c’est une autre personne qui endosse son costume (retour ici aussi au début de la série) et elle va quelque peu bousculer l’ordre en place. Legends est donc là pour rétablir de nouveau les Powers dans le décor après les avoir évincés. C’est surtout de la toile de fond, car leur éloignement a créé un certain chaos qui, lui, a de l’importance pour les évènements du tome.

La série continue dans sa lignée à en mettre plein dans la gueule à Pilgrim qui finira (façon de parler) à avoir un peu de repos dans les tomes suivants. En attendant, comme si ce n’était pas suffisant, elle va se retrouver kidnappée à peine peu de temps après avoir repris son boulot.

Malgré tout, le retour de Pilgrim dans les forces de l’ordre se fait avec beaucoup de dynamisme – et de violence, la nature même de l’enquêtrice n’ayant pas disparu. Son tempérament est ce qui déborde le plus de cette intrigue, surtout que le Powers qui la détient la connaît.

Walker parait distant, ce qui est utilisé pour justifier ce qui lui arrive ; après tout, s’il avait été là, cela aurait pu difficilement voir le jour. En attendant, le détective est occupé par des problèmes personnels, car il connaît la nouvelle Retro Girl (et nous aussi, tiens, par la même occasion). Après la mort de Zora, il faut bien dire que Walker n’avait pas trop de raison valable de rester proche de son ancienne vie et Legends trouve donc une habile parade pour amorcer sa réintroduction dans cette sphère (cela montera en grade par la suite, mais chut, c’est pour plus tard …).

Legends réussit en tout cas à remettre à plat bien des choses dans la série. Il expose l’évolution psychologique des personnages et met en place de nouvelles intrigues pour ses enquêteurs phares. Le tout n’est pas dénué de quelques pointes d’humour, comme il se doit. En somme, un tome très bien huilé de Powers.

# Les différentes éditions de Powers : Legends

En France :
– Powers #8 (Legends) n’a pas encore été édité en France. Difficile de savoir actuellement si cela va arriver un jour ou non.

Aux États-Unis :
– Powers 8 : Legends est disponible chez Marvel Comics.
– Legends se trouve aussi dans l’édition Powers: The Definitive Hardcover Collection Vol. 4(avec Psychotic et Cosmic).

Alias rééditée dans la collection Marvel Omnibus

Éditée chez Panini Comics entre 2003 et 2005 dans la collection MAX, Alias est de retour à partir d’aujourd’hui dans les bacs. Panini ne connaissant pas trop la réimpression, c’est souvent la réedition dans une autre collection que l’éditeur pratique. Ainsi, Alias sort sous la forme d’un Marvel Omnibus qui comprend l’intégralité de la série.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Alias – série de Brian M. Bendis et Michael Gaydos – met en scène Jessica Jones, une ancienne super-héroine (créé spécialement pour la série), qui s’est reconvertie en détective privée et qui mène des enquêtes majoritairement liées à l’univers des super-héros.

J’admets que cela fait longtemps que j’ai mis le nez dans la série, mais j’en garde un excellent souvenir, avec des numéros bourrés d’humour, mais aussi de la noirceur et un ton très adulte. Jessica Jones fait partie de mes personnages féminins préférés.

En attendant, Alias est donc de nouveau disponible à la vente en France – et c’est une bonne nouvelle. Une intégrale qui arrive à point nommé pour Noël.