X-Men Vintage : L’intégrale 1979

X-Men Intégrale : 1979Alors que je signalais dans la précédente intégrale l’absence d’approfondissement pour les personnages, cela change dès 1979. Cette année se révèle donc vraiment divertissante, Claremont et Byrne s’intéressant aux états d’âmes des X-Men tout en ne négligeant aucunement la qualité des intrigues. Ce n’est peut-être pas trop le cas pour Diablo, mais son tour viendra.

Les X-Men, à l’exception de Jean Grey – ne vont pas directement retourner chez eux, faisant plus ou moins le tour du monde et atterrissant au Japon, là où Wolverine va rencontre son grand amour, Mariko. Si eux ne savent pas que Jean est en vie, cette dernière avec le professeur Xavier les croit aussi mort. Celui-ci s’en va alors dans l’espace avec Lilandra et, sans aucun doute, éloigner deux des plus grandes figures de l’univers X était ce qu’il fallait pour laisser la place à ce nouveau groupe X-Men pour s’épanouir.

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Criminal, tome 3 : morts en sursis (La BD du mercredi)

Série d’Ed Brubaker et Sean Phillips, Criminal est un polar qui repose sur les clichés du genre, tout en cherchant à rester crédible et réaliste. C’est donc avant tout une exploration de la psychologie des personnages aux destins croisés, soutenu par une maitrise narrative impressionnante.

Chaque tome de Criminal est indépendant, mais aussi complémentaire. En somme, pas besoin d’avoir lu les deux précédents pour saisir ce qui se déroule au sein de ce volet ; pour autant, Brubaker et Phillips continuent de tisser une toile, où l’on recroise les personnages pour dresser finement le portrait du milieu dans lequel se déroule le récit.

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Powers #11 : Secret Identity

Voilà quelques temps qu’il n’y a pas eu de Powers sur ce blog. Je reprends donc là où je m’étais arrêté avec Secret Identity, où Walker et Pilgrim enquête sur la mort du mari de Queen Noir.

Tout commence plus ou moins comme du classique Powers, que ce soit au niveau de l’enquête ou de la dynamique générale, Deena étant assez en forme pendant une partie du tome – malgré ce qui lui est arrivé récemment.

Les Powers sont revenus sur le devant de la scène, reprenant leur place de « Héros » dans la société, et pour cette raison, Secret Identity semble pointer du doigt l’absence de contrôle qui entoure ceux dotés de pouvoirs. Face à ceux qui sont trop puissants, il n’y a alors que le bouclier de la loi, et cette histoire se charge de montrer que ce n’est pas grand-chose. Pour le coup, Walker et Pilgrim ont beau tenter d’exercer un certain contrôle sur la situation, on ne peut pas dire qu’ils réussissent réellement. Ils travaillent non-stop, surtout pour se retrouver face à des Powers qui meurent les uns derrière les autres et/où qui utilisent leurs pouvoirs sans qu’ils puissent faire quoi que ce soit.

L’enquête policière en prend un coup violent, elle se retrouve écrasée sous le poids de planches qui sont là pour illustrer la puissance des Powers. Les policiers sont face à l’inconnu, à une force qui les dépasse. Au milieu de tout cela, Bendis nous glisse forcément quelques scènes/planches pour la continuité : Walker et sa petite amie Heather, Calisto en Retro Girl qui apporte son aide à la fin, les pouvoirs de Pilgrim et la police des police qui est toujours sur son dos.

Secret Identity se révèle, malgré ce qui se cache derrière les meurtres, un tome assez classique de Powers, dynamité par de bonnes lignes de dialogues (les flics en uniformes sont excellents) et des scènes vraiment explosives.

# Les différentes éditions de Powers : Secret Identity

En France :
– Powers #11 (Secret Identity) n’a pas encore été édité en France.

Aux États-Unis :
– Powers #11 : Secret Identity est disponible chez Marvel Comics.
– Secret Identity se trouve aussi dans l’édition Powers: The Definitive Hardcover Collection Vol. 5 (avec The 25 Coolest Dead Superheroes of All Time).

The Boys, tome 15 : Côte de barbarie (La BD du mercredi)

Après Préparation propre et planification, Garth Ennis nous offre un nouveau séjour dans le passé avec Côte de barbarie, dans The Boys. La Légende avait promis à P’tit Hughie de lui raconter la création des P’tit Gars, mais c’est donc Mallory qui s’en charge. Il s’agit donc encore une fois de déblayer le terrain pour la suite de l’histoire.

Si j’ai donc un reproche à formuler à ce stade de la série, qui se dirige tranquillement vers sa fin (Côte de Barbarie réunit les numéros 52-55, la conclusion est au n°72), c’est qu’il apparait un peu trop évident qu’Ennis n’avait pas tout planifié dans le déroulement de son récit. Disons que certains bouts de l’histoire de Mallory et de la naissance des P’tit Gars auraient pu être disséminés comme des pièces d’informations en parallèle de la progression de l’intrigue générale. Au lieu de cela, il trouve une excuse pour réunir Mallory, qui était souvent dans l’ombre jusque-là, et P’tit Hughie.

Pour autant, j’ai apprécié l’histoire qui met les choses en perspective sur le développement de Vought American et leur prise de pouvoir calculée. Mais, au final, Mallory voit plus un danger en Butcher, qu’il a embauché et dont il a totalement perdu le contrôle. Vous sentez le tome qui va bientôt nous retracer l’histoire complète de Butcher pour nous signifier comment il est devenu l’homme violent haineux des Supers qu’il est aujourd’hui ? Moi aussi ! C’est une mini-série qui se trouve entre les tomes 17 et 18, donc c’est pour bientôt. C’est le dernier arrêt inévitable à faire avant la confrontation finale, de toute façon.

Tout dans ce tome de The Boys n’est pas des plus importants, ce qui le rend à un certain degré presque obsolète, même s’il est sympathique à lire. Je pense que cela vient plus de la narration, de cette façon peu subtile de nous raconter l’histoire en un tome plus que de ce qui est vraiment dit ici. D’ailleurs, Mallory aurait pu en profiter en tant que personnage si la première partie du récit avait été révélé plus tôt. À l’arrivée, cela sert à pousser Hughie à affronter réellement sa situation et à ne pas la fuir – pour le meilleur et pour lire, on verra ça dans les prochains tomes.

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My World of Comic Books : une introduction

Qu’importe le domaine, quand vous vous lancez dans quelque chose, vous ne savez rien. C’est ainsi et le seul moyen d’y remédier, c’est de s’y consacrer et de laisser le temps faire son ouvrage.

Quand vous lisez de la bande dessinée américaine, il y a peu de chance que vous ne « croisiez » pas quelqu’un qui va vous dire qu’il en lit (ou lisait) depuis l’époque de Strange. Après ça, en gros, vous pouvez plus ou moins aller vous cacher dans votre placard et lire.

Ce n’est pas une critique négative, c’est approximativement la même chose dans tous les domaines. Chacun son champ d’expertise, et surtout, chacun son époque – d’où le fait qu’il faut toujours quelques années pour pouvoir accumuler un savoir fiable.

Bien entendu, je ne lisais pas de Strange, et s’il y en a toujours pour le signifier,  cela va faire maintenant 12 ans que j’ai acheté mon premier X-Men (cela concorde plus ou moins avec la sortie du premier film), avec des passages à vide, d’autres plus intensifs, et assez de lectures à mon actif pour considérer que mon avis vaut un petit quelque chose aujourd’hui.

Justement, en fréquentant de façon non assidue quelques sites de comic books, j’ai noté que ma liste d’achats ne bougeait pas franchement. Cela parle pas mal actu VO (c’est compréhensible) et de l’autre, cela s’adresse aux connaisseurs ; personnellement, je ne sais pas trop ce que peut bien penser un non lecteur en se rendant sur un de ces sites. Je ne suis pas sûre qu’il y trouve des titres précis à lire.

C’est plus ou moins ainsi que j’en suis arrivée à « My World of Comic Books ».  L’idée est alors de parler concrètement comic books en revenant sur mon expérience personnelle. Alors, j’évoquerais autant les classiques  que j’aime que ceux que je n’aime pas (mais il faut plus ou moins y passer pour savoir de quoi on parle), ainsi que des titres de moindre envergure (car cela fait partie de l’expérience) et je boucherais sûrement quelques trous culturels et découvrirais d’autres œuvres par la même occasion (ce qui n’est pas facile avec une médiathèque qui a un rayon assez peu fourni en la matière).

Cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus de comics dans La BD du mercredi, loin de là, car il peut y avoir un croisement – comme ce fut le cas avec Explorer la SFF quand j’ai lu Akira. À l’image de cette catégorie (que j’admets très peu active en ce moment), j’espère que cette aventure vous plaira !

The Walking Dead ou la fin d’une aventure (La BD du mercredi)

Profitant d’un prêt vacances plus important et plus long à médiathèque, j’ai emprunté les tomes 11 et 12 de The Walking Dead. Voilà déjà quelque temps que mon intérêt pour la série a plus que diminué et j’ai officiellement décidé, après la lecture de ces deux tomes, de stopper l’aventure The Walking Dead.

Pour tout dire, j’avais déjà envisagé d’arrêter un peu plus tôt dans la série, mais suite à un tome qui promettait quelques changements, j’avais poursuivi. Seulement, après tant de numéros, je suis arrivée à la conclusion que Kirkman avait un schéma qui se répétait et que, personnellement, il ne me satisfaisait pas – ou plus.

Pourtant, au départ, j’avais été plutôt convaincue par The Walking Dead. On faisait connaissance avec Rick Grimes, un policier qui sort du coma pour découvrir un monde post-apocalyptique où les zombies sont partout. Rick va prendre la route pour retrouver sa femme et son fils. De là, il prend la tête d’un groupe qui tente de survivre. Seulement, la menace réelle n’est pas forcément les morts, mais les vivants.

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