Top 100 SFF, The Page !

BuzzSouvenez-vous (ou pas), début 2012 je décidais d’explorer la SFF, l’occasion pour moi de mettre enfin le nez dans des classiques et de faire quelques excursions aussi.

Le Top 100 SFF de NPR me servait en partie de plan de route. Comme la politique dans le coin a un peu changé (à un moment, j’arrêterais de le signifier, j’en suis sûre), j’ai décidée de créer une page dédiée à ce fameux Top sur lequel j’écrirais ce que je pense des livres qui sont dedans une fois que je les aurais lu. Si dans 10 ans, ce blog existe encore, j’écrirais peut-être quelques mots… pour dire que j’abandonne ou que j’ai enfin lu/essayé de lire tous ses ouvrages.

J’explore donc toujours la SFF, mais pas de la même façon. Cela ne signifie pas que je ne m’arrêterais pas sur certains ouvrages, mais je ne compte pas le faire à tous les coups, tout simplement.

C’est par ici pour lire mon avis sur les quelques titres que j’ai déjà lu. Je n’ai pas vraiment relu, donc il doit y avoir des fautes, mais elles disparaitront sûrement au fur et à mesure (j’espère).

Explorer la SFF : Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley

Quelques informations : Le Meilleur des mondes est un roman d’anticipation dystopique écrit en 1931 par Aldous Huxley – intitulé en anglais Brave New World. Le titre original provient de La Tempête de William Shakespeare, tandis que le titre français est tiré de Candide de Voltaire.

De quoi cela parle-t-il ? Nous sommes à Londres, en l’an 632 de Notre Ford. La majorité des êtres humains vivent au sein de l’État mondial, à l’exception des sauvages qui sont dans des réserves. Les hommes et femmes sont créés en laboratoires et les traitements que l’embryon subit déterminent sa future position dans la hiérarchie sociale qui est organisé en caste. Ils sont ensuite tous conditionnés pour accepter leur condition et les principes de la société.

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Explorer la SFF : Fahrenheit 451, de Ray Bradbury

Quelques informations : Fahrenheit 451 est un roman de science-fiction dystopique de Ray Bradbury publié pour la première fois en 1953 aux États-Unis et en 1955 en France.

Pourquoi Fahrenheit 451 ? Fahrenheit 451 est une œuvre majeure du genre dont l’influence est encore palpable aujourd’hui d’un point de vue créatif. Le livre appartient au Top 100 SFF de NPR et occupe la 7e position.

De quoi cela parle-t-il ? Dans un futur indéterminé, Montag est pompier ; son travail consiste à brûler des œuvres écrites pour assurer le bon ordre de la société qui condamne la possession de livre. Un jour, Montag rencontre une jeune demoiselle au comportement un peu étrange qui déclenche chez lui une réflexion qui le pousse à remettre en cause ce qu’il fait et sa vie en général.

Et c’était bien ? Je ne sais pas si je l’ai déjà écrit ici, car c’est quelque chose que je répète beaucoup, mais je suis fascinée par la façon dont une œuvre s’inscrit dans notre culture à travers une image, une idée qui est souvent réductrice et/ou ne dévoile rien de ce dont il est réellement question. Fahrenheit 451 fait partie de celle-là. Pour moi, il s’agissait d’une histoire où l’on y brûlait des livres parce que c’est, de loin, tout ce dont il est dit du roman. En somme, personne ne m’avait vraiment dit concrètement de quoi parlait Fahrenheit 451.

Alors, oui, on brûle des livres dans ce roman de Ray Bradbury, mais ce qui compte, ce n’est pas tant l’acte, mais comment on en est arrivé là. L’auteur dépeint un monde dystopique où l’être humain a juste perdu de l’intérêt. Il a, dans la majorité des cas, perdu son individualité pour se fondre dans un consensus qu’il est plus facile d’accepter que de développer une pensée individuelle. À force de prendre des raccourcis, le livre a été transformé comme un objet qui corrompt et qu’il faut alors détruire, car il véhicule plus que de l’information, il pousse à une certaine réflexion. Le support télévisuel et auditif est employé dans l’esprit le plus basique, c’est l’outil ultime du matraquage. Honnêtement, j’imagine que l’amour que Bradbury possède pour les livres l’a empêché de voir que ce dernier pouvait lui aussi devenir l’accessoire ultime du consumérisme, mais c’est un autre débat. Il reste un homme positif et même si le contenu du livre est clairement posé au dessus de toute autre forme d’expression, Faber, l’ancien professeur d’anglais, est quand même là pour signifier que les autres supports remplissaient aussi un rôle similaire à un temps, mais qu’on a dévié leur utilisation.

À travers Montag, son héros, Bradbury met avant tout en avant l’homme. Fahrenheit 451 offre une société qui est absorbé par les médias, mais ne développe pas non plus réellement la place du pouvoir, ce qui fait que s’il y a en toile de fond un sentiment sur le contrôle médiatique (particulièrement dans la dernière partie avec la course poursuite à mon goût), cela reste en filigrane, le livre se concentrant bien plus sur l’individu qui ne ressent plus et qui ne développe plus de réflexion propre.

Encore une fois, Fahrenheit 451 est une belle découverte qui développe des thèmes auxquels je suis en général très réceptive. L’écriture (ou en tout cas la traduction) est à la fois fluide et remplie de belles tournures de phrases. Il y a par moment un sens de la métaphore qui m’a un petit peu gênée dans les débuts, je m’y suis faite, le temps de me prendre dans l’histoire.

Fahrenheit 451 n’est pas aussi court que La Ferme des Animaux, mais voilà donc un autre petit classique (212 pages) qui est très agréable à lire, délivre une véritable réflexion et qui se termine sur un note positive … car, il y a toujours l’espoir que l’homme apprenne de ses erreurs.

Se procurer Fahrenheit 451

Explorer la SFF : Akira de Katsuhiro Ōtomo (La BD du mercredi)

Quelques informations : Akira (アキラ?) est un seinen manga de science-fiction des années 1980 écrit et illustré par Katsuhiro Ōtomo. J’ai lu la version noir et blanc en 6 tomes, publiée chez Glénat.

Pourquoi Akira ? Quelqu’un m’a suggéré ce titre, car je dois bien admettre que j’ai beaucoup à faire du côté de ma culture manga. L’idée m’a paru bonne, alors je l’ai mise en application.

De quoi cela parle-t-il ? Suite à une explosion en 1982, Tokyo est détruite et la Troisième Guerre mondiale est déclarée. En 2019, Neo-Tokyo est une mégapole corrompue, où multiples bandes de motards sillonnent la ville. Tetsuo et Kaneda font partie de l’une d’entre elles, et vont avoir un accident en tentant d’éviter un garçon sur une route interdite. Alors que le premier se retrouve entre les mains de l’armée japonaise, le second cherche à découvrir ce qui est arrivé à son ami, qui possède des pouvoirs qui vont mettre en péril l’ordre instauré.

Et c’était bien ? Oui ! Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple, je vous le demande ? Ce que j’ai sans aucun doute préféré, c’est le sens de grandeur qui ressort de l’œuvre et cet aspect de destruction massive que les Japonais semblent maitriser. J’imagine que c’est dû à leur histoire personnelle et il faut reconnaître que cela donne une ampleur au récit qui n’est pas négligeable. De même, leurs œuvres sont souvent traversées par des idéologies sur la liberté accompagnée d’une critique sur le pouvoir et les gouvernements en place, et cela anime clairement Akira. Ce sont des thèmes forts et qui sont parfaitement intégrés dans le développement de l’histoire.

Akira multiplie les points de vue, il y a une large palette de personnages qui aide à couvrir tous les pans de l’intrigue et Katsuhiro Ōtomo n’a aucun problème à en délaisser un de temps à autre au profit de son récit. C’est donc une œuvre assez riche qui prend le temps de poser ses protagonistes et nous les faire connaître, ce qui permet ainsi de véhiculer une certaine dose d’émotions. Ce n’est pas non plus dénué d’humour, ni de surprise, et l’histoire ne fait pas vraiment de surplace. C’est donc maitrisé d’un bout à l’autre, et il n’y a ainsi pas grand-chose à redire. J’ai peut-être trouvé que la conclusion dénotait un peu après tout ce qui s’était passé, vu qu’elle était là pour nous renvoyer finalement au début du récit. Peut-être est-ce plus sa mise en scène que ce qu’elle dit, mais c’est approximativement l’un des rares moments qui, après tant d’épreuves, n’avaient pas la note adéquate. C’est vraiment léger, et cela ne vient aucunement entacher le reste de l’œuvre.

Akira est un manga riche et dynamique, qui allie action et développements avec talent, sans oublier quelques éléments de surprise et des dessins qui sont très réussis (les décors sont superbes).

Se procurer Akira.

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Explorer la SFF : The Road So Far

Début d’année, je me suis lancée dans une exploration de la SFF dans le but de boucher quelques trous culturels au sein d’un genre que j’affectionne beaucoup, mais qui est plus présent sur ma télévision que sur ma table de chevet.

Nous voilà à la fin du mois de mai – ou presque – et je me suis dit qu’il serait bien de faire un peu le point sur la situation.

Commençons par un malheureux constat : je n’ai pas lu énormément. J’ai à mon actif 6 livres et un comic book, ce qui est à mes yeux un maigre butin. Je n’ai pas non plus arrêté de lire autre chose à côté, mais en ayant quand même trouvé le moyen d’accumuler 4 National Geographic, cela tend à me donner le sentiment de ne pas avoir accompli autant que ce que j’espérais.

Retour sur les ouvrages lus et petites réflexions personnelles : je n’ai peut-être pas lu grand-chose à ce stade, mais ce n’est pas une raison pour ne pas délivrer un petit bilan.

Tout d’abord et sans surprise, le Deus in Machina de John Scalzi s’impose comme le plus dispensable jusque là, lu avant tout, car j’apprécie l’auteur. À l’opposé, je ne peux encore départager La Ferme des Animaux ou La Stratégie Ender, tous les deux excellents ; une petite préférence pour le second peut-être.

Ensuite, Clash of Kings est le plus gros roman à ce jour et je ne suis pas convaincu que cela change dans l’immédiat. Cela m’a donc pris pas mal de temps et j’ai eu un peu de mal à m’en remettre. Il y a presque quelque chose de contre-productif là-dedans. Il y a quelques bons gros pavés dans la science-fiction (ouf, j’ai déjà lu Dune !), et cela a forcément pour conséquence de diminuer la quantité, surtout pour quelqu’un comme moi. À l’origine, j’avais ouvert justement le blog (enfin, ce n’était pas exactement celui-là, mais vous voyez l’idée) pour redonner une place à la lecture dans mon quotidien, qui avait été délaissé en faveur de la télévision et le cinéma. Je n’ai pas encore trouvé un juste équilibre entre ces trois formats, cependant, je vis beaucoup plus mal mon investissement dans une brique (soit un roman de G.R.R) que dans une saison étalée sur 9 mois à ce stade. J’y travaille …

La suite du programme … Je suis en pleine lecture d’Akira (plus que 2 tomes sur 6), ce qui fait qu’il y aura donc un manga qui viendra s’ajouter. J’ai aussi décidé de profiter de l’été pour me replonger dans L’Assassin Royal. Je ne sais trop comment je traiterais exactement la série, surtout qu’il s’agit là d’une relecture. Un billet par tome (découpage anglais) ? Des billets plus réguliers ? Un simple billet pour l’intégrale de la série ? Je ne suis pas encore fixée et je suppose que cela sera plus ou moins lié à ma redécouverte et à mon rythme de lecture.

De cela, j’en suis donc sûre. J’espère sincèrement pouvoir monter le nombre de livres dans la seconde partie de l’année, pour avoir une réelle sensation d’accomplissement fin 2012. J’ai vite réalisé que je n’arriverais pas à lire autant que ce que j’avais prévu ; je me doutais déjà que 2012 ne serait pas suffisant, mais clairement, c’est une fois dedans que j’ai totalement mesuré l’ampleur de la tâche et que j’avais – encore une fois – les yeux plus gros que le ventre.

Quoi qu’il en soit, ayant quelque peu était occupée au cours de ce mois de mai, je me suis dit que c’était bien le moment pour faire un petit arrêt sous la forme de ce billet avant de reprendre le voyage … vers l’infini et au delà !

Explorer la SFF : Deus in Machina de John Scalzi

Quelques informations : Deus in Machina (The God Engines en VO) est un court roman de science-fantasy noire écrit par John Scalzi et publié pour la première fois en 2009.

Pourquoi Deus in Machina ? J’ai lu l’intégralité du cycle du Vieil homme et de la guerre, et ayant aimé, j’ai décidé de poursuivre mon exploration autour de l’auteur – avec, pour commencer Deus in Machina, choisi de nouveau pour sa courte taille au vu des autres lectures que j’avais à côté.

De quoi cela parle-t-il ? Le voyage dans l’espace est réalisé à l’aide de créatures, des dieux, qui sont enchainés et liés au vaisseau. À bord du Vertueux, le Capitaine Tephe a donc un dieu qui est méchant et qui n’apprécie pas d’avoir à se soumettre au Seigneur, en qui l’équipage a totalement foi, et autour duquel la société s’est bâti.

Et c’était bien ? C’était correct, mais j’admets que je n’ai pas été totalement convaincue par l’histoire. Ce n’est certainement pas l’œuvre que je conseillerais pour découvrir l’auteur. Le début est particulièrement fouillis, devant poser les concepts et cela est fait de façon un peu trop précipité par moment. Il y a certainement de bonnes idées, bien que certaines semblent être là plus pour une question d’apparences. Le style de Scalzi est naturellement fluide, cela ne déroge pas trop à la règle, ce qui aide à lire sans difficulté le livre, même si on pourra peut-être lui reprocher de ne pas toujours savoir donner suffisamment de profondeur aux évènements quant il le faut à cause de cela. C’est beaucoup moins gênant sur un livre plus épais dans lequel il a eu le temps de construire un univers plus solide.

Enfin, Deus in Machina possède une seconde partie plus maitrisé et qui, pour le coup, se fait un peu moins mécanique, ce qui rend la fin du récit bien plus intéressant au point que j’aurais bien aimé qu’il y en ai plus. Disons simplement que l’après me paraissait peut-être plus intéressant que ce qui fut développé dans l’ouvrage.

Se procurer le livre Deus in Machina de John Scalzi.