Un joli coffret Jane Austen

À l’ère du numérique, quoi de mieux que de jolies éditions papier ? En tout cas, je suis tombée sur ce coffret Jane Austen que je trouve plutôt joli et que je ne connaissais pas. Il s’agit en fait d’une édition Amazon (avec textes en anglais) assez récente et l’entreprise a d’ailleurs aussi donné le jour à un coffret similaire pour Sherlock Holmes. Les histoires sont agrémentées d’illustrations signées Jacqui Oakley.

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Les livres sont partout : Orgueil et Préjugés dans Castle

Orgueil et préjugés (Pride & Prejudice), le plus connu des romans de Jane Austen, a dû apparaitre dans bien des oeuvres et si ce n’est pas le cas, il est en tout cas souvent cités quand il ne sert pas de source d’inspiration. J’ai donc un peu été surprise de découvrir qu’il n’était pas encore passer dans la colonne Les Livres sont partout. C’est donc réparé, car Alexis, la fille de Richard Castle, le lit dans l’épisode 8 de la saison 4 (intitulé Heartbreak Hotel aka L’Antre du jeu) :

Honnêtement, si son père ne signifiait pas le roman qu’elle lisait, je n’aurais pas réussi à le savoir – et je n’ai pas réussi à trouver de quelle édition il s’agissait.

Un dimanche en compagnie d’Orgueil & Préjugés

J’avais prévu de regarder la mini-série Orgueil & Préjugés ce week-end tout en sachant qu’il y avait des chances que mon plan échoue. J’ai donc finalement mis la galette dans le lecteur dimanche vers 17h00 si je ne me trompe pas. J’étais partie pour au moins deux épisodes, puis j’en ai regardé trois. J’avais prévu de regarder un film dans la soirée, mais j’ai préférée continué. C’était quand même plus simple que de devoir choisir un long-métrage, n’est-ce pas ? Me voilà à me dire que je regarde deux autres parties et que je terminerais donc le lendemain. Finalement, j’ai quand même visionné la dernière partie, cela aurait été dommage de s’arrêter en si bon chemin.

Cela faisait particulièrement longtemps que je l’avais vu, et j’avais oublié à quel point elle était réussie et addictive. J’ai eu raison de mettre autant de temps à la revoir, il y a rien de mieux que la sensation de redécouvrir une œuvre – et avec une très belle image !

5 auteurs qui ont eu un impact sur ma vie de lectrice

Pour le Top Ten Tuesday de la semaine, The Broke and The Bookish questionne  sur les ’10 Authors I Would DIE to meet (living or dead)’.

Je fais partie de ceux qui ne ressentent aucunement le besoin de rencontrer qui que ce soit. Je ne sais pas si nous sommes nombreux, alors je ne peux pas parler pour les autres. Dans mon cas, je ne vois pas trop ce que je pourrais leur dire, ils sont des êtres humains comme les autres dont j’apprécie le travail, mais c’est justement ce qu’ils font et non qui ils sont qui m’intéresse. Certes, il reste appréciable de savoir que la personne qu’on aime tant est quelqu’un de bien, j’aurais été particulièrement déçue si George Clooney ne l’était pas, mais ce n’est pas pour cela que je parviens à trouver ce petit quelque chose en moi qui me pousserais absolument à rencontrer quelqu’un – qu’importe le domaine. George étant peut-être l’exception à la règle et encore, je ne saurais pas quoi lui dire. Après tout, ce n’est pas comme si me retrouver dans la même pièce qu’eux allait être contagieux et me rendre talentueuse (c’est dommage pour moi !).

Vous l’avez deviné, je change l’orientation de la question pour simplement mettre en avant des auteurs qui ont eu un impact sur ma vie de lectrice. Il y a des lectures et des écrivains qui participent à la construction de notre identité culturelle et qui nous poussent dans certaines directions, de même qu’ils entrainent des changements. C’est sur ces quelques noms que j’ai décidé de m’arrêter, car ils sont finalement d’importance pour moi.

Jane Austen – Comme je l’ai déjà dit sur le blog, avant Jane Austen, j’étais fâchée avec la littérature classique. Grâce à Orgueil & Préjugés, ma perception a évolué et doucement, j’ai commencé à me débarrasser de mes préjugés d’adolescente. Le livre avec lequel le phénomène a lieu était adéquat. Pour cette raison, Jane Austen occupera toujours une place particulière dans ma vie de lectrice.

Robin Hobb – Les années passent et Robin Hobb reste la seule romancière qui traverse le temps. Je ne peux pas me définir comme une lectrice fidèle et je suis avant tout investi dans une histoire et non auprès de celui qui l’écrit. Le temps s’est souvent chargé de m’éloigner des auteurs que je suivais. Même si je suis en retard dans les publications, je n’ai encore jamais envisagé d’arrêter de bouquiner ses romans.

Brian Michael Bendis – Plus que ce qu’il écrit (il produit trop et il y a beaucoup que je n’ai pas lu), c’est la façon dont il écrit qui fait que Bendis est un auteur que j’aime réellement. Il y a un naturel, un franc-parler, de l’imagination. Des éléments que j’apprécie plus que tout quand je lis quelque chose. Capable du plus simple au plus compliqué. De l’histoire au scénario peu épais à d’autres qui se révèlent vraiment riches. Sans oublier qu’il se cache derrière quelques-uns de mes personnages préférés (dont Deena), ce qui n’est pas sans importance.

Douglas Adams – L’influence d’Adams sur la culture anglaise et la science-fiction n’est plus à refaire. Mes lectures de ces romans ont joué un certain rôle sur ma perception d’une œuvre où les idées finissent simplement par valoir plus que les mots. Je ne trouve pas le style d’Adams particulièrement riche ou abouti. Le fait est que tous les défauts qu’il pouvait posséder étaient compensés, car Adams était un homme avec des concepts, des idées, des croyances et une imagination capable de dépasser des limites. Il n’est pas le seul auteur qui me plait pour cela, mais il reste l’un des plus importants.

Daniel Pennac – J’aurais pu m’arrêter sur l’aspect négatif des lectures en cours et le fait que je n’apprécie pas vraiment Molière. Au lieu de cela, j’ai décidé de citer le seul auteur lu pendant mes années d’études  et qui m’a réellement marquée.J’ai dû lire mon premier Pennac au collège (L’Oeil du loup), mais c’est La fée carabine qui m’a menée à lire d’autres romans de Pennac par la suite. La littérature française n’occupe pas une grande place dans mon quotidien, alors j’accorde volontiers à Pennac d’être l’un des rares qui a su m’enthousiasmer, qui a su transformer une lecture scolaire en véritable plaisir (le seul que j’ai dû vraiment dévorer sans arrière pensé), à la fois drôle et imaginatif.

Au Quai 9 ¾ ! 5 univers fictionnels qui donnent envie de briser le 4e mur


Pour son Top Ten Tuesday, The Broke and The Bookish s’intéresse cette semaine au lieu où se placent les livres. J’extrapole donc le concept et l’adapte pour choisir 5 univers fictionnels dans lesquels j’aime me plonger et aurait assurément aimé y mettre les pieds, ne serait-ce que pour quelques minutes ou quelques pages, malgré tous les dangers qu’on peut rencontrer dans certains …

Un roman (ou une adaptation) de Jane Austen – Comme Lost in Austen l’a démontré, il y a beaucoup de choses à découvrir ! L’existence n’est pas facile pour tous les personnages de Jane Austen, mais avoir la possibilité de croiser Mr. Darcy, même désagréable ne se refuse pas. Découvrir l’époque en elle-même (en évitant de se retrouver dans le bas de la société), les robes, les chapeaux, les rues, le mariage arrangé avec Mr. Collins (enfin seulement si c’est Tom Hollander, il ne faut pas exagérer quand même !) …

Le monde merveilleux (et dangereux) de Harry Potter – Avoir un cours avec le Professeur McGonagall ou Remi Lupin, l’escalier qui se déplace alors que je suis dessus, assister à un match de Quidditch, avoir mon écharpe de Gryffondor (oui, c’est la maison à laquelle j’appartiens), et surtout, faire de la magie. À partir du moment où je ne suis pas amie avec Harry, il semble que c’est déjà moins dangereux qu’il n’y parait.

L’utopie de Dinotopia – Tant que je n’ai pas à travailler dans la surveillance aérienne, l’île de Dinotopia se présente comme un lieu pacifique, civilisé et agréable. Plein de charme et de dinosaures, la possibilité de rencontrer ces créatures disparues sans qu’elle me mange fait rêver.

L’univers de Farscape – La fan que je suis ne peut pas passer à côté du monde plein d’imprévus, de violence, de dangers et de beauté que représente Farscape. Des peuples, des planètes à découvrir, des territoires dangereux, des vaisseaux vivants, de la nourriture au goût de poulet.

New York selon Sex & The City – Je ne suis jamais allée à New York (un jour, peut-être), mais il parait difficilement concevable que celui de Sex & The City ne soit pas en partie fantasmé. Dans celui-ci, Carrie Bradshaw s’achète des chaussures de marques, des vêtements de couturier, vit dans un bel appartement, sort régulièrement avec ses amies au restaurant et n’a aucun problème de poids. Franchement, il y a de quoi rêver pouvoir ne vivre qu’à moitié dans un monde pareil.

Pour aller plus loin (cette liste pouvant bien entendu posséder plusieurs suites) : l’univers de Star Wars, La Terre du Milieu pour une vie paisible de Hobbit (sans le Mordor), la ville de Stars Hollow …

Culturellement vôtre

Je ne peux expliquer pourquoi, mais beaucoup aiment utiliser un vocabulaire culinaire ou faire des métaphores alimentaires quand il est question de films ou de séries – je ne sais pas si la tendance est similaire en littérature. En lisant des réflexions visant l’instant précis de découverte d’une œuvre, une pensée m’est venue, qui est parfaitement en accord avec ce parallèle : il n’y a pas de date de péremption.

Quelle révélation ! Je suis de plus en plus frappée par le mode de consommation (encore un mot qui va bien avec la nourriture) actuel, qui s’accorde avec la nouveauté. Le dernier film qui vient de sortir, la dernière série du moment. Continuellement penché vers l’avenir et trop rarement sur le passé.

Couverture de l'exemplaire de Orgueil et Préjugés qui m'a fait découvrir Jane Austen (que je ne possède plus aujourd'hui )

Je serais bien mal placée pour prêcher la bonne parole du classique. Pendant des années, j’avais en horreur le mot, associé à des œuvres que mes professeurs de français me forçaient à lire, et aucune ne semblait avoir grâce à mes yeux. Malgré cela, j’ai toujours pensé pour je ne sais quelle raison en ce temps que fournir un peu d’effort était nécessaire. Dans le cinéma, ce n’était pas bien compliqué, et j’avais instauré une routine : un classique par mois. C’est ainsi que j’ai dû regarder Laurence d’Arabie ou encore L’arnaque (j’ai oublié les autres). Pour la littérature, ce fut beaucoup plus difficile, et je me restreignais à un seul classique par an, c’était suffisamment pénible ainsi. J’ai tenté d’aller au bout de Les Liaisons dangereuses – pas la peine de vous faire un dessin, je n’ai pas du tout aimé. Le premier pas de réconciliation avec le classique littéraire a eu lieu au cours de cette période, après avoir choisi Orgueils & Préjugés de Jane Austen. Je peux être honnête et vous dire que je ne lis pas pour autant énormément d’œuvres majeures aujourd’hui (ce à quoi je veux un peu remédier), ils m’attendent souvent sagement, j’ai tendance à privilégier d’autres romans, mais il n’empêche, il en est terminé de ces regards en coin désapprobateurs, le tout grâce à Miss Austen. Pour cela, ces romans occuperont toujours une place particulière.

Où cela me mène-t-il ? D’abord, à l’importance des œuvres qui ont marqué le temps. Ensuite, que les années passent et qu’il n’y a pas grand-chose à retenir, et qu’il faut ainsi bien choisir ce que l’on va regarder (lire ou écouter).

Quand une de mes amies – avec une sœur plus jeune – m’avait appris que les élèves n’étudiaient plus Rousseau en cours de français, je me suis limite offusquée. Déjà entre mon frère et moi, le système était passé de 4 à 2 livres. Maintenant, plus rien ?! Choc ! J’avais dû me farcir Rousseau et pas les générations d’après. Scandale ! D’abord, car il n’y a pas de raison qu’ils ne souffrent pas ces jeunes à qui on ne fait que faciliter la vie, et ensuite comment conserver son patrimoine culturel si on ne le communique pas. Les cours de français n’étaient sûrement pas mes préférés (loin de là), mais ils auront eu le mérite de me fournir un bagage que je n’aurais pas eu sans cela. Mon dieu, j’ai même découvert et aimé Pennac. Certes, le système en mon temps était déjà complètement perfectible (il semble que cela le soit encore plus aujourd’hui), mais si l’école est obligatoire, sauvons au moins les quelques bribes qui les ont rendues marquantes ! L’erreur faite est de ne pas nous apprendre à, si ce n’est un minimum à s’intéresser, au moins à respecter et comprendre le classique. Lire la suite