Les livres sont partout : Orgueil et Préjugés dans Castle

Orgueil et préjugés (Pride & Prejudice), le plus connu des romans de Jane Austen, a dû apparaitre dans bien des oeuvres et si ce n’est pas le cas, il est en tout cas souvent cités quand il ne sert pas de source d’inspiration. J’ai donc un peu été surprise de découvrir qu’il n’était pas encore passer dans la colonne Les Livres sont partout. C’est donc réparé, car Alexis, la fille de Richard Castle, le lit dans l’épisode 8 de la saison 4 (intitulé Heartbreak Hotel aka L’Antre du jeu) :

Honnêtement, si son père ne signifiait pas le roman qu’elle lisait, je n’aurais pas réussi à le savoir – et je n’ai pas réussi à trouver de quelle édition il s’agissait.

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Un dimanche en compagnie d’Orgueil & Préjugés

J’avais prévu de regarder la mini-série Orgueil & Préjugés ce week-end tout en sachant qu’il y avait des chances que mon plan échoue. J’ai donc finalement mis la galette dans le lecteur dimanche vers 17h00 si je ne me trompe pas. J’étais partie pour au moins deux épisodes, puis j’en ai regardé trois. J’avais prévu de regarder un film dans la soirée, mais j’ai préférée continué. C’était quand même plus simple que de devoir choisir un long-métrage, n’est-ce pas ? Me voilà à me dire que je regarde deux autres parties et que je terminerais donc le lendemain. Finalement, j’ai quand même visionné la dernière partie, cela aurait été dommage de s’arrêter en si bon chemin.

Cela faisait particulièrement longtemps que je l’avais vu, et j’avais oublié à quel point elle était réussie et addictive. J’ai eu raison de mettre autant de temps à la revoir, il y a rien de mieux que la sensation de redécouvrir une œuvre – et avec une très belle image !

Bonne fête ! 5 pères fictionnels marquants

Alors qu’elle a déjà été fêté dans d’autres pays et est encore à venir pour certains, c’est dimanche que la France célèbre la fête des Pères. Ainsi, je saisis l’opportunité pour mettre en avant les papas fictionnels, et tout particulièrement 5 qui ont eu une influence majeure dans la vie de leurs enfants, ou de ceux pour qui ils ont joué les pères de substitutions. Il n’y a pas besoin de survivre jusqu’au bout du récit pour avoir un impact sur ce qui définit l’enfant devenu adulte, comme la sélection le démontre.

Eric Taylor (Friday Night Lights) –  Père de Julie, puis plus tard de Gracie Belle, Eric Taylor officie aussi en tant que coach, un travail qui le pousse à devenir une figure paternelle pour plusieurs des ses joueurs. Ainsi, en plus d’être papa protecteur, il inculque à ses footballeurs l’éthique et le travail sur soi pour devenir quelqu’un de meilleur. Difficile de faire mieux en la matière.

Mr. Bennet (Orgueils & Préjugés)Entouré de femmes, Mr. Bennet aime s’isoler dans son bureau, mais ce n’est pas pour cela qu’il ne se tient pas au courant de ce qui se passe dans sa demeure. Homme en avance sur son temps, il soutient Lizzie dans son refus d’épouser Mr. Collins, préférant opter pour le bonheur de sa fille que pour la bienséance. Ce passage suffit à lui tout seul pour donner au personnage ses lettres de noblesse.

Walter Bishop (Fringe)La santé psychologique et le génie de Walter Bishop ne font pas de lui un père ordinaire, mais son historique et les épreuves ont en tout cas mis en relief ses remords, ses craintes et son amour pour Peter. Une relation complexe lié à un autre univers qui n’aura eu de cesse d’affirmer les sentiments du père pour le fils.

Eddard Stark (A Song of Ice and Fire / Game of Thrones) Ce ne fut pas continuellement ce qui pouvait être de mieux pour ses enfants, mais Eddard Stark symbolise plus qu’une figure paternelle, mais une morale à suivre. Jon Snow et Robb Stark sont les grands portes étendards des valeurs Stark, où la justice veut s’associer avec juste, ce qui est régulièrement contraire à ce qui se passe autour.

Oncle Ben (Spider-Man)Quand Oncle Ben a déclaré à Peter Parker « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », il ne se doutait peut-être pas qu’il allait définir toute l’existence de  Peter. En tout cas, « oncle » peut-être, il n’en reste pas moins la figure parentale masculine qui aura dominé dans la vie de Peter et aura fait de lui le Spider-Man d’aujourd’hui, prêt à tous les sacrifices pour les meilleures causes.

Pour aller un peu plus loin : Jack Bristow dans Alias, John Winchester dans Supernatural …

Le problème de l’adaptation

L'affiche de The Girl With the Dragon Tattoo de David Fincher

Les premières images de l’adaptation de The Girl With the Dragon Tattoo de David Fincher ont récemment fait surface. Je n’ai personnellement ni lu, ni vu quoi que ce soit en rapport avec Millenium. En fait, pour ce que j’en sais, Stierg Larsson est le « Dan Brown suédois » ce qui n’est, il faut le reconnaître, pas très accrocheur – en tout cas, pour moi.

Je ne compte pas y remédier malgré une petite voix intérieure qui me pousserait presque à bouquiner le livre. Mais pourquoi donc (pas la voix, mais le choix de ne pas lire/regarder) ? D’abord, car j’ai conscience que je n’aurais pas particulièrement le temps, j’ai un tas de bouquins déjà trop important ; ensuite, pourquoi irais-je une nouvelle fois me gâcher un visionnage et surtout la découverte qui doit l’accompagner ? Je ne suis pas familière avec l’intrigue, et je tiens à en rester là. Ainsi, mon esprit ne se forge pas une image trop précise et peut pleinement apprécier l’œuvre – qui peut très bien être réussie même si on connaît l’histoire.

Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’une adaptation ne peut atteindre la qualité de l’œuvre sur laquelle elle se base. D’ailleurs, je suis occasionnellement lasse de lire ce genre de commentaires que j’ai tendance à trouver vain. Certes, on ne peut pas effacer ce qu’on connaît (sauf si le temps a flouté notre mémoire, ce qui est parfois pratique), mais avec le nombre d’adaptations, le propos me parait faussé ; on regarde plus de films dont on n’a pas lu le roman ou la BD ou le film original que l’inverse. En tout cas, c’est mon cas et celui de ceux qui m’entourent – à moins d’en avoir fait son cheval de bataille, et dans ces cas-là, bon courage !

Pourtant, il se trouve que je fus à un moment légèrement obsédée par l’idée d’avoir lu avant le visionnage, donc je n’en suis pas arrivée où j’en suis sans raison. En fait, l’adaptation est comme tout, il y a du bon, du moins bon et du mauvais. Sa particularité est que notre perception est déjà floutée par ce que l’on sait avant. Cela ne m’a jamais empêchée d’apprécier Orgueil et Préjugés. Une adaptation réussie n’est pas non plus gageure de qualité. Une mauvaise adaptation ne signifie pas une œuvre ratée. Mais le fait de connaitre ou non donne jour à une opinion qui ne peut décemment pas se détacher du principe même de l’adaptation.

En fait, c’est éternellement à double sens : si on n’a pas vu, on ne peut juger l’adaptation. Si on a regardé, on ne peut pas pleinement évaluer l’œuvre pour ce qu’elle est. Lire la suite

Top Ten Tuesday : Top Ten des meilleures adaptations en films/séries

Voici un top qui a pour vocation (ou presque) de récompenser toutes ces heures passées devant le poste de télévision – séries ou films. Or, comme vous le savez déjà, c’est une activité que je pratique beaucoup. Par contre, il va de soi que j’ai plus souvent vu que lu au vu du nombre d’ouvrages continuellement adapté !

En tout cas je me suis collée à cette exercice en toute bonne foi, en y abordant des œuvres où je connais suffisamment des deux (livre et adaptations) pour dire qu’il s’agit de bonnes adaptations et qu’elles méritent en plus d’être regardées (tiens, pendant qu’on y est !).

Fight Club. Un film de David Fincher d’après Un livre de Chuck Palahniuk.

Incisif, original, drôle et pessimiste.  Fidèle au roman tout en se réappropriant l’histoire. Le long-métrage a permis de réellement faire connaitre le livre, pour la simple et bonne raison qu’il a su complètement s’approprier l’histoire et la transposer à l’écran.

Hellboy. Un film de Guillermo Del Toro d’après une bande dessinée de Mike Mignola.

Plus que la bande dessinée, j’avoue avoir un penchant plus prononcé pour les films, dans lesquelles Del Toro y a mis vraiment tout son cœur, et cela se ressent. J’aime l’univers, ses personnages, son ton décalé, son humour et son émotion.

Casino Royale.Un film de Martin Campbell d’après un roman de Ian Fleming.

Il se trouve que Ian et moi ne nous sommes pas fréquentés au delà de Casino Royale, mais c’est bien suffisant pour savoir que nous tenons là une adaptation fidèle et qu’importe la couleur de cheveux, Daniel Craig est un parfait Bond, James Bond.

Watchmen. Un film de Zack Snyder, d’après un comic book de Alan Moore et Dave Gibbons.

Certains lui reprochent d’être trop fidèle, alors qu’on aurait assurément trucider Snyder si cela n’avait pas été le cas, le film est un magnifique portage de l’oeuvre d’origine, qui a réussit à me captiver et à ne jamais m’ennuyer.

High Fidelity. Un film de Stephen Frears, d’après un roman de Nick Hornby.

Adaptation fidèle, avec un Rob Gordon/Fleming comme on peut l’imaginer – défauts et qualités ont été transposés. Qu’importe si la fin se montre plus conventionnelle que le reste, le film et le livre possède ses pointes d’humour et cette angle d’approche culturel et passionnel que j’aime.

Friday Night Lights. Une série de Peter Berg (et Jason Katims), d’après un livre de H. G. Bissinger.

Je triche un peu, car je n’ai pas encore fini l’ouvrage, mais l’œuvre de H.G. Bissinger a de toute façon dépassé son support pour voir ses thématiques et son histoire aller au delà de l’adaptation, mais pour être complètement prise pour entrainer le spectateur au cœur d’une ville animée par le football.

Orgueil et Préjugés. Une adaptation de Andrew Davies, d’après un roman de Jane Austen.

Mr. Darcy ! Ca y est, j’ai écrit tout ce qu’il y avait à écrire. Si ce rôle poursuit ce pauvre Colin Firth (et que cela n’a pas dû être facile tous les jours), il y a bien une raison, c’est que son adaptation est excellente (et je n’ai vraiment rien contre le film de Joe Wright, je l’aime énormément même !).

Harry Potter. Série de films basée sur les romans de J.K. Rowling.

Le fameux sorcier à lunettes a su conquérir lecteurs et spectateurs. Les deux vieillissent de façon similaire, avec les défauts des débuts, les améliorations et les faux pas en cours de route, mais le tout a conservé une simplicité, une honnêteté du divertissement et des personnages attachants qui en font une réussite papier/écran exemplaire (et qui ne nous prend ni pour des vaches à lait comme Twilight, ni pour des abrutis à l’image d’autres blockbusters).

Le Seigneur des Anneaux. Trilogie de Peter Jackson, d’après l’oeuvre de J.R.R. Martin.

Mon preecccciiieeeuuuuxxx. Voilà bien longtemps que je n’ai pas vu les films, et ma lecture remonte à encore plus loin. Je hais le passage au cinéma avec Galadriel, mais ils ont eu l’intelligence de couper celui, littéraire, avec Tom Bombadil. Il y a en tout cas beaucoup de passion et de dévouement là-dedans (et malheureusement, trop de fins).

Ceux passées et à venir …

Avec un peu de réflexion, je pourrais en trouver un dixième, mais comme je l’ai dit dans l’intro, j’ai vu beaucoup d’oeuvres, mais je n’ai pas forcément lu les livres. Il y en a pleins derrière et plein devant, alors ce dernier est pour toutes ces films, séries, livres à découvrir !

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